J’ai lu sur The Athletic un papier que j’ai trouvé plutôt intéressant sur le problème du tanking en NBA. Et je voudrais bien votre avis.
Malgré l’intérêt que génèrent la bataille pour la 6e place et celle pour la qualif’ au play-in, la fin de saison est immanquablement marquée par la course au first pick. Et donc à la dernière place.
Cette saison, il y a six équipes qui font tout pour perdre. Un cinquième des équipes... Est-ce que la ligue ira plus loin que ce qu’elle a déjà fait ? Adam Silver a en tout cas déclaré la semaine dernière qu’ils en discuteraient lors d’un meeting du « competition committee » de la NBA.
Chez The Athletic, ils ont listé cinq propositions
Etendre le tirage au sort de la lottery aux 8 premiers choix
En 2019, la NBA a mis en place le système actuel : les trois pires équipes ont le même pourcentage d’obtenir le 1er choix, alors que pour les suivantes, le pourcentage de chances est fonction du classement. Et une fois, les 4 premiers choix effectués, il n’y a plus de tirage au sort : les équipes restantes choisissent dans l’ordre inverse de leur bilan de la saison.
Concrètement, la pire équipe de la ligue ne peut pas avoir pire que le 5e choix (contre le 4e avant 2019). Et elle a, comme les deux plus mauvais bilans après elle, 14% de chances de choper le first pick.
Avec un tirage au sort pour les 8 premiers picks, et une modification des pourcentages (10% de chances d’avoir le gros lot pour les 4 premiers, par exemple), l’incitation a finir dernier ou dans les derniers serait beaucoup moins grande. Par exemple, le pire bilan, actuelle sûr d’avoir le 5e pick au pire, pourrait se retrouver si tout se passe mal avec le 9e dans cette configuration.
En finir avec le tirage au sort pondéré : toutes les équipes ont le même pourcentage
Chaque équipe qui ne fait pas les playoffs (qu’elle finisse dernière ou qu’elle ne se qualifie pas pendant le play-in) a les mêmes chances de choper le first pick. Un beau bordel et un vrai carton en perspective pour la lottery : les fanbases de 14 franchises suivraient l’évènement.
Peut-être que certaines équipes rincées ne pourraient pas se relever facilement, mais :
- la course à la dernière place et le tanking ne serviraient strictement à rien
- les GMs et le player development seraient obligés de faire du bon taf et de construire sans passer par la Draft
La vraie difficulté serait évidemment pour les petits marchés. Chez eux le taff du GM est forcément plus compliqué.
Des pourcentages basés sur plusieurs saisons
C’est ce qui se fait en WNBA : les pourcentages de chances pour le first pick ne dépendent pas uniquement du bilan de la dernière saison.
Pour avoir une grosse chance, il faudrait s’engager dans un tanking sur plusieurs années. On peut penser que beaucoup moins d’équipes et de proprios iraient dans cette direction. Difficile de vendre deux ans de disette à des fans, voire trois si on veut reconstruire grâce à deux drafts.
Les deux pires équipes se voient attribuer les picks #4 et #5
L’idée m’a paru totalement folle au début. Et puis… imaginez Washington et Utah tout faire pour éviter ça et se battre pour aller chercher le premier choix… en gagnant !
Se débarrasser de la draft
Ouais, un peu radical, mais qui ferait du tanking s’il n’y avait pas de draft ? Eh ouais… Plus sérieusement, ça donnerait chaque année un marché hyper intéressant à suivre, dans lequel le joueur aurait son destin entre ses mains. Ce qui est un peu plus sain que d’aborder le marché du travail sans aucune maîtrise sur son futur, sur où (le début de) sa carrière se passera.
Les joueurs devraient faire des choix, les équipes aussi. Victor aurait-il choisi d’aller chez les Spurs ou dans une équipe plus immédiatement prête à jouer le haut du tableau ? Vaut-il mieux cette année aller jouer le titre en signant à Boston ou aller chercher des minutes ? Est-ce qu’un GM investirait la somme que demande/vaut un #1 ou préférerait-il répartir sur plusieurs joueurs pour construire ? Sachant que le CBA permettrait de toute façon des montages et des régulations archi compliquées comme la NBA sait si bien le faire.
En tout cas, j’ai trouvé ces idées hyper intéressantes. Complètement folles pour certaines, mais hyper intéressantes. Vous en pensez quoi ? Vous avez d’autres idées ?
Pour moi, tes trois premières sont intéressantes et peuvent se discuter. On peut y avoir des avantages et des inconvénients.
La quatrième un peu moins. J'ai du mal a voir l'intérêt. Peut être réduire leur %, ce qui reviendrait a un mix des deux premières idées.
Quant à la dernière surtout pas. La draft permet la répartition des meilleurs joueurs dans toutes la ligue.
Deuxième point, d' accord avec le fait que les équipes qui explosent leur salary cap sortent du top 10 de la draft
Mais pour rééquilibrer les équipes (ou les récupérer de la panade dans laquelle ils se sont mis tous seuls), on peut voir une sorte de draft d'expansion pour les franchises qui dépassent allègrement le cap salarial 2 années de suite. Ils seraient dans l'obligation de couper un ou plusieurs joueurs pour redescendre en dessous du cap et les autres équipes (qui ont respecté le cap) pourraient les racheter en garantissant tout ou partie de leur contrat.
Si on prend une équipe comme Boston, elle devrait choisir 3 joueurs parmi les 4 les plus payés et couper le 4ème. Dans le même temps, une équipe comme Utah avec des finances saines pourrait s'ils le souhaitent récupérer ce joueur.
De même pour Phoenix qui pourrait éventuellement repartir du bon pied en proposant un de ses joueurs majeurs.
Salary max pour un contrat: 35% du cap, peu importe les all nba teams, le nombre d'années dans la ligue, etc.
Je sais que c'est utopique car le système de draft permet de rester dans le paysage médiatique même sans matchs et que ça n'arrivera jamais.
Comme ça ok tu récupères wemby mais pendant 5 ans il compte pour genre 140*30% = 42 millions plutôt que les 12 millions actuels par an.
On peut discuter du 30%, mais ça diminuerait l'immense valeur des très jeunes sous contrat rookie.