Nous faisons tous des prédictions en début de saison en imaginant tel et tel scénario probable. Parfois avec brio. D'autres fois, beaucoup moins. La saison régulière arrivant gentiment à son terme, je vous livre un petit florilège de mes bricks et air balls.
La défense des Knicks
Comment l'ajout de Towns pourrait complètement changé l'ADN d'une équipe dont le hustle est la marque de fabrique ? C'est impossible. Il y a trop de morts de faim chez ces Knicks qui resteront une top défense.
J'avais peut-être oublié un ou deux petits détails. Oh, trois fois rien, juste le pick&roll et le match-up hunting. Et que, peut-être que sans roamer à côté de KAT, c'est journée portes ouvertes pour l'accès au cercle.
Gagner sans spacing
Beaucoup se plaignent de voir la NBA devenir un concours à 3 points sous un format de 82 matchs. Alors quand le meilleur artilleur de ton équipe s'appelle Dillon Brooks, t'es en droit de t'inquiéter pour les Rockets qui iront en playoffs mais ne peuvent pas espérer approcher le top 3 à l'ouest.
A croire que j'ai pas vu un match du Magic l'année dernière.
Alexandre Sarr et Tidjane Salaün
Deux des trois joueurs que j'ai le plus vus avant leur draft. J'avais donc une idée bien précise de leur impact potentiel. D'un côté Salaün, son corps nba ready, possiblement impactant dans sa défense sur l'homme, son côté sans peur lui permettant de dégainer un mètre derrière l'arc et planter des gros tomars sur les défenses adverses, connaîtra une belle saison rookie à la Coulibaly. De l'autre Sarr, son plafond si haut mais son plancher si bas, qui fait vraiment son âge en NBL, mettra au moins deux ans pour être à un niveau NBA s'il n'est pas le bust de la draft.
Avec un talent de scout comme le mien, vous pouvez me faire confiance pour drafter Sam Bowie, Darko Milicic ou Marvin Bagley.
Payton Pritchard
Je le voyais comme un vrai joueur NBA mais en joueur gadget, un minipouss juste bon pour aider, à l'occasion, au spacing des Celtics.
Parce que mon talent de scout fonctionne aussi sur les joueurs déjà en NBA.
Shai Gilgeous-Alexander
Qu'on s'entende, SGA faisait selon moi partie des 5 meilleurs joueurs du monde à l'orée de la saison. Et c'est justement pour ça que je ne pensais pas qu'il continuerait à progresser autant.
Je suis régulier au scoring autour des 30 mais je fais jamais de perf marquantes?
-> 4 matchs à plus de 50 pions !
Vous m'envoyez des prises à deux permanentes?
-> Je marque sur vos deux défenseurs ou je trouve la passe qu'il faut !
Deuxième usage rate de la ligue, vous pensez que je vais moins défendre ?
-> Think again! Troisième aux interceptions. Et parmi les guards, deuxième aux contres.
Les OGs
Parmi les 3 franchises emmenées par des leaders vieillissants que sont James aux Lakers, Harden aux Clippers et Curry aux Warriors, au moins une va s'écrouler et ne pas voir les playoffs cette saison.
A eux non plus tu leur parles pas d'âge.
J.B Bickerstaff
J'ai toujours trouvé que Bickerstaff n'était pas un bon coach NBA. Je n'ai donc pas été surpris de le voir signer aux Pistons qui sont en perdition depuis 15 ans. Entre losers, ils sont fait pour s'entendre. Je pense que la belle saison des Pistons tient avant tout à l'ajout de vétérans et de shoot extérieur à l'intersaison couplé avec une saison (presque) sans blessure de Cade qui prouve à tout le monde pourquoi il était le clear number one de la draft 2021. Oui mais voilà, il faut quand même réussir à faire jouer tout ce petit monde ensemble et c'est pas ce qu'il y a de plus facile. Bickerstaff l'a réussi magistralement.
Vous remarquerez que je suis aussi doué pour scouter les coachs que les joueurs.
J.J Redick
Un coach d'élèves de CM1 se retrouve à la tête de l'une des deux plus grandes franchises de l'histoire. LeBron James et ses humeurs. L.A et ses frasques. Entre la pression médiatique et la découverte de tout ce qu'implique être head coach en NBA, le fiasco semble écrit d'avance.
Oui, parce que j'arrive aussi à juger un coach avant même de le voir coacher.
Nico Harrison
Je pensais qu'il était un bon GM. Comme Denisot avait été un bon président au PSG.
Désolé.
Koby Altman
Créer un roster articulé autour d'un quatuor star composé de deux arrières d'1m80 et deux 7 footers qui ne peuvent pas s'écarter, c'est accumuler des talents qui paraissent complémentaires mais ne le sont pas réellement.
Vous avouerez que réussir à être aussi juste et précis pour évaluer joueurs, coachs et general managers... Bon, sans vouloir me la péter, ça demande quand même un réel talent.
Y'a un truc dans l'eau à la Nouvelle-Orléans qui diminue tes défenses immunitaires, c'est pas possible autrement. Et Edey, il est utilisé à contre-emploi. Ça changera peut-être avec Iisalo.