
Après l’énorme domination américaine l’an dernier, nos plus gros ballers voulaient ramener le titre en France en cette 6ème édition du Quai 54. Au point qu’Amara Sy et Sacha Giffa unissent leurs forces pour monter une véritable armada, la Fusion. Et si de très belles teams se sont mises en avant tout au long d’un tournoi chaque année de plus en plus relevé, on a surtout assisté à la montée en puissance des deux favoris, Sean Bell All Stars et la Fusion, qui se sont affrontés au cours d’une finale que tout le monde attendait. Jusqu’au show du coach américain, encore plus rageux qu’un dunk de The Boss…
On se demande chaque année comment les organisateurs vont pouvoir nous surprendre. En transférant le tournoi de Porte Dorée vers l’un des lieux mythiques du basket de rue parisien ils ont pourtant fait fort. Pour la première fois, le terrain a été mis entièrement aux couleurs du tournoi. Et franchement ça avait de la gueule. Surtout, quatre tribunes encadraient le terrain, permettant d’installer plus de monde que lors des éditions précédentes. Et dans de meilleures conditions. Enfin… lorsque la pluie a cessé de s’inviter, puisqu’elle a contraint joueurs et public à bouger dans un gymnase pour les trois premiers matches de samedi. Le premier oppose les finalistes de l’an dernier, 93 Squad, à une team issue des qualifs, les D-Tenus. La première mi-temps est très débridée. Ça court, ça défend, mais au final, beaucoup de déchets et un petit 16-13 en faveur du 93 Squad à la pause. Les coéquipiers d’Antoine Mendy (très discret) refont surface en deuxième période sous l’impulsion de leur vrai leader dans ce tournoi, Angelo Tsagarakis (nouvelle recrue de Paris-Levallois) qui inscrit son troisième 3 pts du match et mène 93 Squad vers une écrasante victoire 41-21.

Le deuxième 8ème nous réserve la première surprise du Quai, puisque les Gunners 91 (demi-finalistes l’an passé) tombent face aux Little Suisses. Si la belle complicité des joueurs de Juvisy (N1 la saison prochaine) est toujours là, la réussite les fuit face à une grosse équipe, qui mène 23-21 à la mi-temps. La deuxième période est tendue, avec un début de bagarre générale. Nouvel incident quand Ilyas « le K-tur » Yldiz voit son shoot à 3pts contré par… la perche de la caméra, alors qu’on joue les derniers instants du match et que les Suisses ont vu leur avantage au score fondre comme neige au soleil. Yacine Rafai loupera le lancer de l’égalisation à 5 secondes de la fin. Victoire finale de Little Suisse 31-30.
Pour le 3ème game, la Fusion était prête à ne faire qu’une bouchée des Akolytes, équipe issue des qualif’. Mais à la mi-temps, Amara Sy et sa bande ne mènent que d’un point (14-13). La faute à ces jeunes joueurs sans pression. A la reprise, la Fusion sort l’artillerie lourde avec un cinq composée de Thierry Zig, Steed Tchicamboud, Amara Sy, Sacha Giffa et Ali Traoré. Mais c’est peut-être Mamadou « Le Maire » Dia (Fos sur Mer -N1) qui sera le plus utile dans cette partie, grâce à ses rebonds. Score final 30-23.
Dans un 8ème 100% international, les Anglais de Midnight Madness prennent d’entrée un très gros avantage contre les Allemands, l’assez faible Team Jon Session, pour dérouler tranquillement et s’imposer 37-21. Le huitième de finale suivant, opposant la Relève à une équipe issue des qualifications, Hood Mix, est bien plus accroché. Pourtant, la Relève dispose d’une équipe encore plus forte que celle qui avait atteint les demies la saison passée, avec un 5 composée de Zaïnoul Bah (qui jouait en Suisse cette année), Wilfrid Aka (Paris-Levallois), Dounia Issa (Vichy), Georgi Joseph (Clermont) et Moussa Badiane (Chalon). Sur le banc, Pape Philippe Amagou… Largement de quoi dompter Hood Mix, certes emmené par l’arrière de Brest Damien « Smile » Jean Joseph, Samir Mekdad du CSP de Limoges, ou l’espoir de Gravelines Max Kouguère. Après un match serré au début, la Relève verrouille la défense pour mener 33-26 à 50 secondes de la fin. Mais une gestion catastrophique de la fin de match permet à Hood Mix d’égaliser sur un rebond énorme de Max Kouguère, puis de s’imposer en prolongations (40-38).
Le sixième match du samedi oppose les Gunz, demi-finaliste de l’année dernière et UCOV. Encore une occasion d’admirer le taf de Seydou Njoya (dont on se demande ce qu’il est allé foutre en Suède) et les qualités de dissuasion d’un Aboubakar Zaki, qui commence enfin à s’épaissir. Auteur d’un nombre incroyable de contres, le joueur du SLUC permet aux siens de s’imposer 24-20. Le premier match des Américains est anecdotique, une vraie boucherie, leurs adversaires – les Tigers, issus des qualifications – se faisant tordre 52-22 par des Sean Bell All Stars bien trop athlétiques.

Le samedi se conclut sur un huitième plus serré, entre les Belges, Duke All Stars, et Shest Hustler, une équipe passée par les qualifications, mais surarmée : Abdel Raho, Christopher Cologer, Teddy Maizeroi, Charles Michée, le Boss Michel Jean-Baptiste et… Sami Ameziane, qui défendait l’année dernière sur Karim Nesba quand le meneur belge a planté le tir qui a sorti les champions en titre, Team 77. Dans un match très serré, marqué par un dunk terrible du Boss qui est parti de la tête de raquette pour postériser deux joueurs, Shest Hustler prend 2 points d’avance sur une claquette du même Boss à moins d’une minute de la fin. Et Sami tient sa revanche quand il intercepte une balle décisive et plante ses deux lancers-francs sur la faute flagrante qui suit. Les Duke All Stars s’inclinent 27-21.
Le dimanche s’ouvre à le quart de finale opposant deux équipes qui visent vraiment la finale, les Anglais de Midnight Madness et les jeunes talents de Gunz. Les troupes de Nhamo Shire ont compris que tout résultat au Quai 54 passe par une grosse défense. Gunz galère, mais obtient de nombreux lancers-francs, pas toujours mérités, et tient grâce à Seydou et aux contres de Zaki : 16-15 à la pause. Mais si elle resserre la défense, empêchant parfois même les Gunz de passer la ligne médiane, la team anglaise passe 6 minutes sans marquer, et doit s’incliner 28-24.
Le deuxième quart oppose les tombeurs de la Relève, Hood Mix, à une Fusion qui a besoin de se rassurer après leur difficile première prestation. Le match est pourtant serré et tendu à la pause. Mais la densité physique des joueurs de la Fusion leur permet de prendre l’avantage rapidement. Ils sont tout simplement trop durs et personne ne peut empêcher Ali Traoré, énorme athlète avec de l’or dans les mains de faire son chantier dans la raquette. La Fusion poursuit sa marche, 37-21.
Le game suivant, 93 Squad – Shest Hustler, démarre sur l’hymne de Mac Tyer, « 9-3, tu peux pas test » et par une putain de claquette de Stefan. 93 Squad mène vite 6-0. Les défenses sont vraiment intenses, mais quand ça se débride, le spectacle n’en est que meilleur, avec notamment des passes abusées sur contre-attaque d’Angelo Tsagarakis, Abdel Raho et Sami Ameziane. Shest Hustler réussit à recoller au cours d’une lutte féroce, avant de prendre l’avantage sur un dunk rageux du Boss. Charles Michée plante ensuite un turnaround jumper et chambre le nombreux public du 93 : « Qu’est-ce qu’y a ? » L’activité du Boss est impressionnante, et 93 Squad rate beaucoup d’opportunités pour recoller au score. C’est pourtant Shest Hustler qui va leur en offrir une sur un plateau dans la dernière minute, Christopher Cologer remontant la balle en marchant et se faisant baiser sur les 8 secondes. Antoine Mendy sort alors une grosse séquence et enchaîne 5 points, pour égaliser à 26 secondes de la fin. Après une superbe passe du Comte de Bouderbala, Sami Ameziane, Shest Hustler gâche un panier tout fait, mais le Boss récupère le rebond, provoque la faute et enquille les deux lancers. Et l’on se dit que la Fusion n’est pas la seule armada capable de faire tomber les cainris… Des cainris qui explosent dans le dernier quart les Little Suisses, pourtant armés physiquement. Mais comme l’année dernière, les Sean Bell All Stars sont plus grands, plus forts, et surtout maîtrisent la stratégie du basket de rue, avec un système rodé pour libérer les espaces de un contre un et contrer au mieux les aides défensives.




« Nouvel incident quand Ilyas « le K-tur » Yldiz voit son shoot à 3pts contré par… la perche de la caméra » : c’est grand, ça ! Trop pro !
du vrai travail de journaliste CREAM, un super résumé (bon, c’est vraiment très résumé hein, j’aurais aimé en lire un ptit peu plus moi), et un vocabulaire très street des fois(les passes « abusées » par exple)tout en gardant un très bon niveau de langue dans ton écriture. Très agréable à lire au final.
wé moi jtien à dir ke lé vigil sla pétaient bocou à l entrée, ça avai rien à voire ac l année derniere, ct tro la merde pr rentrer, on s faisai fouiller, interdi d ramner une bouteille d eau, dla bouffe… y zoré pu la jouer plus décontracté kan mm.
sinon au nivo dla musique, jpense ke lé djorai pu faire bocoup mieux, encore une fois, ct bocou mieu k l année derniere de ce coté là.
un otre truc, dans son interview pour basket session, hamadoun sidibé avai dit k il n orai pas de places vip cette fois ci, ke se serai premier arivé premier servi, et des ke je m assoi, kesske j voi en face de moi, des fauteuils marqués en gros « vip » ( d otres été markés « presse » mé à la limite jtrouv ça normal). de plus, des k on é arrivé, alors k on faisai parti d 1ers, les vigil ne nous ont pas laissé nous assoir en face du terrain, ils nous ont obligé à ns assoire aux extrémité (derriere le panier (pr voir un match c pa pratik)) heureusment k on a réeussi à s tirer sur lé coté apres pask ct abusé.
pour conclure, je trouve, comme pas mal de monde, ke sur ce quai54, ils se l ont joué bocoup trop vip é bocoup trop dédaigneux par rapport au publique, qui est kan mm sensé representer la rue et dc l endroit d’ ou vient le street basket, la raison de l éxistence de ce tournoi.
euh moi le quai rien a dire serieusement c’etait trop bien niveau ambiance j ‘etais dans la meilleur tribune en face de mocobé lol;sinan j trouve aussi que les vigils se la racontait trop juste on s levai pour allée a la buvette en revenant un vigil nous dit qu on peu plus rentré alors qu a l allée l autre nous dit gentiment allé y… Pas saisi!Les annim était vraiment trop bien franchement on a bien rigolé avec des phenomene comme la tortue et bin d ‘autres;Et ouai aussi Kerry James y nous a achever avec ses sons trop fort donc franchement le quai mortel
lol ah oui peu etre que j suis la seul a pensé sa mais j trouve qu on c est un peu acharné sur les kainry mem si le coach a fait le gamin parc qu aparament c’est lui qui prenait les decision ché pas genre on les encourageait pas cété anti americain des fois les fautes étaient vraiment abuser sa sifflé pas y avait gradit qui s gogol qui insulté un gars alors qui venait d arriver.. mais c ‘est vrai qui on eu peur parcque sa senté la defaite a pein nez
Ils ce prennent trop pour des ricains, ca en devient ridicule.
Créer au lieu de copier.
jahwa y fé d frases on sé mm pa si ct du français à la base lol. g r1 compri.
oui mais Timal, t a pas l air de comprendre grand chose.
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