Après les huitièmes de finale du samedi, chaque année, le tournoi prend logiquement une nouvelle dimension le dimanche : les équipes restantes visent toute le titre suprême, les joueurs sont plus intenses, les matches plus âpres, et le show plus grand. Bref, le niveau monte d’un cran. Le public le sait bien et est venu très nombreux. Dès 4h du matin, certaine personnes attendaient sagement l’ouverture des portes du tournoi de streetball le plus relevé de la planète basket. Face à la masse de public à l’entrée et pour éviter tout accident, Hammadoun Sidibé et son équipe ont décidé de faire tomber les barrières. Et les tribunes étaient déjà copieusement remplies quand Jamil a donné le coup d’envoi de la deuxième journée, avec le premier quart de finale opposant Crossover Spain à Next Level.
Next Level 28–21 Crossover Spain
Drivée par un Mérédis Houmounou intenable, l’équipe de Next Level a été le bourreau d’une équipe espagnole qui n’a toujours pas vu plus loin que les quarts de finale. Malgré la présence des deux tours Albert Fontet et Sergio Olmos, la team ibérique n’a jamais réussi à prendre l’avantage et a été incapable de stopper l’ex-choletais Houmounou. Houmounou par-ci, Houmounou par-là, le meneur leur a tout fait et la défense espagnole en a vu de toutes les couleurs. Comme chaque année depuis deux ans maintenant, Crossover est venu, a vu mais n’a pas vaincu.
Sous un cagnard de « sourd muet» et sous le regard du public, parqué dans des tribunes archi-blindées, La Relève et Duke All-Stars se sont ensuite affrontés dans le second quart de finale.
La Relève 39-20 Duke All-Stars
Dans ce quart de final très poussif, c’est la Relève qui a, sans grande difficulté, eu le dernier mot. Il aura fallu attendre 4 minutes avant que les Belges ne scorent le premier panier. Les deux équipes n’ont rien lâché et ont mis le paquet en défense. Le feu follet Belge Karim Nesba, aka « Bulls Eye », qui avait à lui tout seul sorti Team 77 il y a quelques années, aura presque tout tenté, mais il s’est heurté aux prises à deux voire trois répétées, et à l’explosivité d’un très bon Georgi Joseph. La Relève tenait le bon bout à la mi-temps. En seconde période, c’est le mental et l’expérience qui leur a permis de s’imposer face à des Belges entreprenant mais friables. Johan Passav-Ducteil ne s’est pas fait prier pour enchaîner les points dans la peinture et, bien aidé par Yannick « Youks » Gaillou, a permis à son équipe de se créer un filet de sécurité, et d’achever les Belges sur la fin.
Hood Mix 36-24 Shest Hustler
Le troisième quart de finale était certainement le plus attendu puisque les deux teams présentaient deux des rosters les plus équipés du tournoi. Au total, 14 joueurs de Pro A/Pro B étaient réunis sur le terrain, toutes équipes confondues. Un match de très haut niveau qui a tenu toute ces promesses. Frustrés d’avoir été sorti en demies lors des deux éditions précédentes, les joueurs de Shest Hustler n’étaient pas venus pour faire figuration et se sont lourdement renforcés. Au point de figurer, sur le papier, parmi les favoris du tournoi. Mais ce n’était toujours pas le tour de l’équipe de Mike Mixtur puisque ce quart leur aura été fatale.
La faute à une équipe de Hoodmix jeune et talentueuse. D’un côté, Nobel Boungou Colo, Moustapha Diarra, Andrew Albicy and co. De l’autre, Rahaël Desroses, JBAM, William Gradit, Mamadou Dia and co. La jeunesse contre l’expérience, la nouvelle génération contre la Old School. Si Shest Hustler partait légèrement favori, Hood Mix va très vite pouvoir compter sur son meneur international Andrew Albicy pour imposer un gros tempo, et une défense serrée. Shest Hustler a été bien trop long au démarrage et s’est vite retrouvé à courir après le score. A la mi-temps SH était mené 13-22. Au retour de la pause, Hood Mix va continuer sur sa lancée en creusant l’écart. Mais le vice- champion de France avec Cholet, William Gradit, était décidé à ne rien lâcher. Mais, trop désireux de vouloir prendre le match à son compte, le Coyote a d’abord fait le show avant de mettre son équipe dans le rouge en enchaînant pertes de balle et mauvais choix. En face, les jeunes ont de la ressource et n’oublient pas de faire le show, avec notamment un superbe alley-oop Albicy-Nobeezy, histoire de faire comprendre à tout le monde que la nouvelle génération était en place. Direction le carré final pour Hoodmix alors que Shest Hustler peut dire adieu à ses rêves de titre. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé.
Kings of Hoops 36-34 La Famine
Quelques longues minutes plus tard, c’est sous les yeux des NBAers Nicolas Batum et Ian Mahinmi que Kings of Hoop et La Famine ont clotûré les quarts de finale. Ray Allen était également de retour à son poste, alors que les anciens du Quai 54 (Ali Traoré, Amara Sy, Sacha Giffa, Steed Tchicambou) prenaient eux aussi place parmi le public.
« Ca fait plaisir d’être là et de faire le touriste. On voit les potes, y’a une bonne ambiance et de bons games », nous confie Bomayé.
Venue de Houston, la team cainri n’a pourtant pas grand-chose à voir avec les invités des années précédentes. C’est d’ailleurs un Mokobé physionomiste qui dira : « Hey Jamil, demande à Ray Allen si c’est vraiment des Américains là. Il y en a un, je suis pratiquement sûr de l’avoir vu mendier à Chatelet cette semaine ». Les Cainris sont un cran en-dessous des années précédentes, mais ne manquent pas de confiance en eux, à l’image d’un premier trois points assené dès l’engagement. C’est un match très ouvert qui se déroule pendant la première mi-temps, les équipes se rendant coup pour coup. Les Américains mènent 21 à 20 à la pause, mais vont creuser l’écart avec l’apport intelligent de « Da Train ».
C’est quand son équipe est au plus mal que Mood va sortir la Famine de sa grève de la faim et enchaîner les dunks et pénétrations pour ramener les siens à 2 points seulement (34-32), avant que les Français n’égalisent. On est sur le point d’assister à la première prolongation de cette édition 2011 et peut-être à l’élimination des Américains. Il reste 22 secs et balle pour KOH. « Da Train » va garder le ballon pendant 10 secondes avant de provoquer la faute et d’obtenir les lancers, qu’il convertit. Il reste 6 secondes à jouer, suffisantes pour que Seydou N’Joya prenne un tir…raté de peu. Loin d’avoir le meilleur roster du Quai, la Famine a pourtant joué dans la peau d’un excellent outsider.
Dans ces quarts de finale, les équipes se sont livrées à de vraies luttes acharnées et sont montées d’un cran en intensité par rapport à la veille. Le jeu s’est durci, les défenses sont beaucoup plus zikfi et les coudes sont sortis. Le ton est donné pour la suite. Mais avant d’entamer les demi-finales, Eklips vient enflammer le public du Trocadéro. En quelques minutes, il beatboxe quelques sons de rap français et US. De son côté, Mokobé joue la groupie et demande sa photo avec RayRay, Nico et Ian.




Albicy = très bon, nickel pour un tournoi de streetball
Pas de D Wade en guest alors????
QQun aurait-il le nom de lassociation des danseuses breziliennes??
Blazin
jme ss trompée sorry
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