
Retour sur les quatre dernières années d’Orléans, véritable modèle de progression sportive, avec le maître de cérémonie, Philippe Hervé.
Qu’est-ce qui vous a poussé à relever le défi lorsqu’Orléans était encore en Pro B, alors que votre dernière expérience en tant qu’entraîneur (2003-2004) était avec l’ASVEL, pensionnaire de Pro A ?
Philippe Hervé : Christophe Guérin, le président orléanais de l’époque, m’a contacté en m’expliquant très clairement son projet : faire de l’Entente un club d’envergure européenne. J’ai accepté sans hésiter, ce projet mettant en œuvre des valeurs qui me tiennent à cœur, notamment la formation. Seul le projet m’intéresse, je n’ai eu aucun problème à passer d’un club de Pro A à un club de Pro B. Un projet c’est un rêve, et il faut mettre toutes les chances de son côté pour le réaliser. Et cela s’est traduit plus vite que l’on pouvait l’espérer, avec 3 ans d’avance au niveau des performances purement sportives. Mais l’on est encore loin du compte, il faut garder les pieds sur terre et continuer à travailler dans le sens de ce projet, notamment avec une nouvelle salle, qui devrait être opérationnelle en 2013.
Pour votre première saison, le club monte en Pro A, avec entre autres faits d’armes une finale de Coupe de France contre Dijon (Pro A). Quel a été le déclic ?
Dès mon arrivée, j’ai senti que le groupe avait un vrai potentiel. Dix jours après ma prise de fonction, j’ai rassemblé les joueurs au milieu du terrain lors d’un entraînement et leur ai demandé de fermer les yeux. J’ai posé un trophée dans le rond central, leur ai demandé d’ouvrir les yeux et leur ai dit : « on travaille pour en obtenir un dans 10 mois à Bercy ». Je pense que ça a été le vrai déclic, puisque l’on a remporté les play-offs de Pro B après avoir fini 2e de saison régulière. Comme je le dis souvent, on n’atteint jamais que l’objectif qu’on se fixe. Le mien était clair, un titre. Pour ce qui est de la Coupe de France, ça a été un plus non négligeable. On a été bien aidé par notre statut de club de Pro B qui nous a permis de jouer à domicile les gros matches contre Hyères-Toulon et Cholet, tous deux en Pro A.
Comme tout club qui monte de division, l’objectif des premières saisons est de se maintenir, chose que l’EO 45 a plutôt bien réussi…
Notre première saison en Pro A a été très satisfaisante, on était encore sur la dynamique de la montée. On est rentré dans l’histoire en devenant le premier promu à se qualifier pour la Semaine des As. La deuxième année est toujours la plus difficile à gérer, le risque étant de tenir pour acquis notre place dans l’élite. On a fait le pari de jeunes joueurs américains. Après une saison en dent de scie, on finit à 1 point des play-offs, mais également 2 points de la relégation. Au final, je suis satisfait de cette saison, qui était pour moi celle de tous les dangers.
2008-2009 c’est l’année de la consécration. Le club est le parfait deuxième (Pro A, Semaine des As, play-offs). Comment l’avez-vous vécue ?
Cette saison a été exceptionnelle. L’équipe était bien équilibrée et bien structurée. Sur la saison régulière, il n’y a pas grand chose à redire dessus. Une deuxième place au terme de 7 mois fabuleux. En play-offs, l’avantage du terrain nous a été bénéfique, en particulier contre Le Mans. Cette saison est très encourageante, installant Orléans dans l’élite du basket français, et permettant au club de cotoyer l’élite européenne la saison suivante…
L’aventure européenne commence donc en 2009 et le moins que l’on puisse dire est que cela a été un apprentissage plutôt compliqué qui a eu quelques conséquences sur la première partie du championnat…
Je ne suis pas d’accord. Cela n’a pas eu de conséquences sur la première partie de championnat. On a tout de même gagné 3 matches sur 4 en championnat en septembre et en décembre. On a juste eu un trou d’air de 3 semaines en novembre. Donc la première partie de championnat est plus que satisfaisante. Mais c’est sûr que, avec 2 matches par semaine, un trou d’air de 3 semaines est synonyme de 7 défaites, dont 4 en championnats.
Quel bilan tirez-vous de votre parcours en Euroleague ?
L’équipe que j’avais préparée à l’inter-saison était rodée pour jouer en Eurocoupe, pas en Euroleague. On a réussi à se qualifier pour l’Euroleague, le nec plus ultra du basket européen, en éliminant le Bennetton Trévise ! Sur le plan comptable, on a remporté 2 matches sur 10. Mais ce que je retiens, c’est que l’on a réussi à jouer 80% des matches les yeux dans les yeux avec les autres équipes, alors que, ces dernières années, les équipes françaises étaient plus en rôle de figurant. C’est une expérience qui nous a énormément servi, notamment en donnant aux joueurs, surtout aux plus jeunes, une mesure de ce qu’est le très haut niveau européen. Sur les matches retour, le regard des autres coaches a changé, et l’on a été félicité pour le basket que l’on a pu produire contre des équipes comme l’Olympiacos ou Malaga.
Un autre événement majeur de cette saison a été la Semaine des As où vous vous classez, cette année encore, deuxième. Y a-t-il eu des enseignements particuliers que vous avez tiré de l’édition précédente ?
L’année dernière, on est arrivé à la Semaine des As en étant déjà assez érintés physiquement, ce qui fait que nous n’avons pas pu tenir physiquement lors de la Finale contre Le Mans, et que nous avons ensuite enchaîné 4 défaites en championnat. Cette année, on était mieux préparé physiquement. Malheureusement pour nous, elle s’est jouée à Villeurbanne et l’issue nous a été malheureuse. Mais on a mieux su gérer l’après Semaine des As. C’est très éprouvant à la fois physiquement et mentalement. On a donc pris une semaine de repos et on a joué à Toulon sans entraînement.
Les observateurs du basket français pointent souvent du doigt le niveau de la Pro A et l’associent à la présence trop nombreuses d’Américains dans les équipes, ce qui empêche de former les jeunes Français…
Je vous arrête de suite. C’est prendre le problème à l’envers que de raisonner comme ça. Ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup d’Américains dans le championnat que les joueurs français ne jouent pas. S’ils avaient vraiment le niveau, ils joueraient. La première chose que l’on nous demande au haut niveau est de gagner des matches. Si l’on pouvait le faire avec uniquement des joueurs Français, on ne s’en priverait pas. Mais, aujourd’hui, il y a un vrai déficit des aspects purement techniques. J’en ai déjà parlé aux responsables de la Fédération et le problème se situe au niveau de la formation des jeunes quand ils sont encore minimes ou cadets.
L’Entente est un bel exemple de mixité au sein des équipes avec à la fois des Américains et des jeunes français. Comment l’avez-vous mis en place ?
50% de mon travail se fait avec les jeunes, directement avec eux ou bien par la formation des entraîneurs jeunes. C’est un process à long terme qui rentre directement dans le projet du club. Le but est d’inculquer aux jeunes des fondamentaux à la fois techniques, physiques mais aussi mentaux qui les préparent au haut niveau. Les Américains sont au courant de cet objectif de responsabilisation des jeunes et ils ne s’étonnent pas lorsque des jeunes comme William Hervé, ou Maël Le Brun sont titularisés dans la Semaine des As. Cela fait partie du projet d’équipe. Donner du temps de jeu aux jeunes joueurs, comme Aldo Curti, Adrien Moerman ou Ludovic Vaty, est le meilleur moyen de les faire progresser. Et je ne parle pas ici de 5 petites minutes en fin de match. Il faut voir comment ils se débrouillent lorsqu’ils ont des responsabilités et que le match n’est pas déjà plié.
Quels sont vos objectifs pour la fin de la saison ?
Il faut différencier les objectifs « club » des objectifs « équipe ». Le club a voulu en début de saison que l’on soit dans le Top 6. Cela donne accès à la fois à la Semaine des As, aux play-offs, et à une compétition européenne, que ce soit l’Euroleague ou l’Eurocoupe. L’idéal, pour le club, est de jouer une demi-finale, toutes compétitions confondues. Pour ce qui est des objectifs « équipe », je fixe toujours, par principe, des objectifs plus élevés que ceux du club. Mon but cette année est donc de jouer une finale et de gagner un titre. Mais si l’on n’y arrive pas, cela ne sera pas un drame. Bien sûr, il y aura la déception de la défaite, mais rien de plus. C’est ce qu’il s’est passé lors de la Semaine des As. Je suis très satisfait car l’on a dépassé les objectifs du club à cette occasion, et cela prime sur les petites déceptions. Si, un jour, on n’atteint pas les objectifs fixés par le club en début de saison, alors là on sera déçu, mais ce n’est pas le cas pour l’instant.
Interview réalisée par l’équipe de Camembert Orange


Bah alors BS ? Qu’est ce qui vous arrive ? On s’intéresse à la pro A maintenant ? J’suis choqué :p
En tout cas c’est une bonne interview, et j’aime bien avoir l’avis d’un coach.
Comme on aura jamais celui de Jackson, et ben autant demander à un de Pro A.
J’aurais bien vu une question sur le rôle de Sciarra en même temps on lui pose toujours cette question.
J’aime bien son idée pour former les jeunes.
Il a raison le coach. On accuse les américains tout le temps ! Pourtant s’il y avait de vrais talents on ne s’en priverait pas, qui s’en priverait ?
Le problème c’est qu’au niveau de la fomation il y
a une sorte de bureaucratie qui travaille ave des méthodes dignes des années 60, Au lieu de se servir de ce qui se fait de mieux ailleurs.
Sur les francais il a pas totalement tort dans ce qu’il dit. Mais y aurait-il pas un probleme pour les garder nos talents (ou les faire revenir)?!!
Je vais pas remettre le probleme de NBAers cireurs sur la table, mais quand on voit que Yango revient en france apres avoir fait de la D2 italienne, il n’aurait pas pu revenir avant??
Et c’est certainement pas le seul dont on pourrait parler
bon désolé pour les Ferchaud, Dubiez, Moussa Badiane, Vebobe, Gradit et Souchu mais si vous jouez en proB aujourd’hui c’est que vous avez perdu du jour au lendemain votre niveau de ProA! Et ce n’est surtout pas à cause que les clubs préfèrent recruter un américain 2 fois moins cher que vous ahah!
Il faut donc attendre que des jeunes français entre 18 et 20 ans aient tous un niveau supérieur à des américains qui ont plusieurs années d’expériences professionels pour les faire jouer? Bien donc on va espérer qu’il y ait beaucoup de nouveau Rigaudeau, Dubuisson et Parker au niveau du centre de formation d’ Orléans sinon ils ne vont jamais sortir un seul jeune!
D’accord avec toi Contestant ! Mais peut être que la nouvelle règle par rapport aux joueurs formés localement et ce formés non localement va changer la donne. En tout cas je l’espère. Ça permettrait de forcer les clubs à ne pas prendre n’importe quels joueurs et surtout ça relancera le formation de jeunes joueurs en france.
PS : j’explique la règle si certains n’en ont pas entendu parler. A partir de cet été, il n’y aura plus normalement de joueurs étranger et de français mais seulement des joueurs formés localement (JFL) et joueur non formés localement (JFNL). Pour être considéré comme un JFL il faut avoir joué au moins 4 ans dans le club en question entre 12 et 20 ans.
Donc pour la règle ça donnerait :
– Pour 9 contrats professionnels, il faut 5 JFL et 4 JFNL.
– Pour 10contrats : 5 JFL et 5 JFNL.
– Pour 11 contrats : 6 JFL et 5 JFNL.
– Pour 12 contrats : 7 JFL et 5 JFNL.
Pour la Pro B je suis pas sûr mais je crois que pour 10 contrats c’est 7 JFL et 3 JFNL.
Voilà pourquoi je pense que ça serait bien pour les clubs formateurs tel que Chalon, Cholet, Pau ect…
Peut être que vous le saviez mais comme j’ai pu voir que beaucoup l’ignorait j’ai pensé bon de le rappeler. ;)
On accuse pas forcément les Américains, ils gagnent leur pain eux. Ca vient surtout des dirigeants qui préfèrent aller pécho des cainris de seconde zone moins cher ou des coachs qui préfèrent avoir 5 cainris sur le parquet pour jouer la gagne.
On voit la formation à Orléans, résultats catastrophiques des espoirs et en récupérant des pseudos prospects ailleurs (Casseus, Sadiku, Hillotte), le fils Hervé surcoté.
La formation c’est une question de compétence pas d’argent, un bon formateur peut apprendre les bases à des extérieurs, les moves pr intérieurs poste bas, du shoot en sortie d’écran pr les intérieurs…
A voir Orléans, on fait rien de tt ça apparemmen, trop facile de jeter la pierre sur la formation, ce sont les clubs comme Orléans le problème.
Normal d’accuser les ricains, ou plutôt le quota d’étrangers.
2 étrangers sur 10 joueurs c’est suffisant, et largement. J’en ai marre de ces effectifs ou nous, supporters, on galère à s’en identifier.
2 étrangers par équipe, et c’est tout !
J’suis plus ou moins d’accord avec toi And11. Disons que trop d’étranger c’est mauvais pour notre championnat oui. Mais je pense que le problème c’est la qualité de ces étrangers. Par le passé la Pro A a connu des étrangers de grands talents. Certaines équipes comme villeurbanne, limoges, pau ou paris ont même vu certains des plus grands joueurs d’europe -qui souvent était de l’Est d’ailleurs- et ce même si c’était sur court terme.
Les américains aussi n’avaient pas le même niveau que ceux qu’on a aujourd’hui. Une équipe avec 3 ou 4 étrangers ça me gêne pas si c’est des mecs comme Mc Intyre, le problème c’est que souvent ce sont des ricains qui n’ont pas le niveau qu’ils prétendent et qui en font trop. C’est aussi dû au faite que les clubs de Pro A ont malheureusement plus les moyens de s’offrir les vrais bons joueurs.
Alors quand on voit une équipe comme l’ASVEL aujourd’hui ça fout forcément les boules. Marshall est important parce que c’est le seul joueur de 1vs1 de l’équipe, Lukauskis est indispensable et Campbell revient en force. Ces 3 là font du bien à l’asvel. Mais alors les 3 autres ne servent à rien. Kangur est trop irrégulier, de même que Ben Dewar, et on parle même pas de Borchardt qui n’a servit qu’a puiser de l’argent. ET on a l’exemple même de l’équipe qui se retrouve avec 3 joueurs de faibles niveau qui prennent la place de possibles bons espoirs français.
plus on ajoute de la quantité, plus la qualité général baisse c’est normal… au lieu d’avoir 2 très bon ricains, on en 2 bons et 3 moyens … . Je ne crois pas qu’en plus les ricains soient satisfaits de voir leurs responsabilités diluées et leur salaire doivent tirer vers le bas (surtout pour les jeunes qui sortent juste de la NCAA) au vu de l’explosion du marché des joueurs.
L’Union Européenne, si elle s’occupait un peu de sport, devrait s’inquiéter du sort des Bosmans qui sont de plus en plus remplacer par des ricains.
Et si la vérité était (un peu) ailleurs ? Ou, du moins, un peu moins binaire ?
TortueGéniale, tu as parfaitement raison sur ta réflexion au sujet des Dubiez, Ferchaud and cie. On leur a préféré des US moins chers et pas forcément meilleurs.
De son côté, Hervé n’a pas tort lorsqu’il parle des manques techniques en matière de formation.
Mais là où je m’interroge quelque peu, c’est lorsque je vois que, parfois, les jeunes que l’on va faire jouer sont des phénomènes athlétiques, genre Fofana à l’Asvel ou Camara au Havre, présentant d’énormes lacunes techniques, justement.
Faut savoir. On dit qu’on fait pas jouer les jeunes français parce qu’ils ont des lacunes techniques et certains de ceux que l’on fait jouer sont justement ceux qui ont le plus de lacunes…
Bien sûr, il y a des exemples inverses. Et c’est encore heureux !
Maintenant, moi, j’aimerais bien qu’on me dise, dans un journal par exemple, qui sont les jeunes actuellement en championnat Espoirs qui ont réellement un potentiel pour évoluer en ProA ou ProB. Qu’on sache si la formation française amène à un désert si important qu’on veut nous le faire croire. Parce que le discours de Hervé, c’est quand même « y’a pas de bons jeunes ». Et ça le défrise pas ? Je l’attaque pas lui personnellement, il fait jouer Moerman, Curti, Vaty, c’est déjà très bien. Mais c’est un peu la même chanson que celle sortie par Choulet et d’autres.
Et moi, ça m’estomaque un peu : tous ces clubs ont un centre de formation avec 10-12 gamins dedans, ça leur coûte pas mal de pognon, et ils sont pas foutus de sortir un à trois professionnels par génération ? Ils se sentent pas aussi un peu responsables du fait qu’il n’y ait, soit-disant, pas de jeunes au niveau ?
OK, je veux bien que le problème de la formation technique soit à reprendre en amont, dans les catégories de plus jeunes. Mais rien n’empêche, non plus, les clubs pros de monter des partenariats avec les clubs locaux pour se mettre d’accord sur des contenus techniques.
Après, il y a les « doctrines » prônées par la DTN, les directives sur la formation que les cadres techniques sont bien obligés de suivre. Et le fait que l’on manque sérieusement, justement, de ces cadres techniques – en quantité, je parle, j’ai l’impression que les existants sont plutôt de bon niveau (il y a toujours des exceptions…). Donc, la Fédé a aussi un rôle à jouer pour améliorer la situation, même si elle fait déjà pas mal de choses. C’est principalement au niveau des orientations techniques (ptêt moins privilégier le côté athlétique, plus se pencher sur les fondamentaux, du shoot notamment…) que l’évolution doit se faire.
Mais réduire le problème à « y’a trop d’américains » ou « les jeunes français sont pas assez bons », non, c’est pas que ça.
(y’aurait d’autres trucs à dire, mais c’est déjà long, isn’t it ?)
A la fin de cette saison ça va être la folie au niveau des transferts concernant les joueurs formés localement. Je pense que plein de bons joueurs de Pro B vont se retrouver en Pro A et ça va faire chier certains entraineurs comme la famille Monschau (pas fichu à eux deux de sortir un joueur de niveau Pro A).
Par contre je crois que la règle des JFL c’ est 4 années de licence FFBB (et non de le club) entre 12 et 20 ans.
ça remet en cause l’ arrêt Bosman cette règle, donc l’ inter saison et le début de saison vont être chaud très chaud (ça changera de cet hiver).
IL est gentil Philippe Hervé; certes la formation en jeune au niveau national laisse à désirer mais il faut pas pousser mémé en pensant que chaque année le basket français sortira un Rigaudau ou un Parker ou un Diaw/Diot .
De plus, je tiens à rappeler que beaucoup de joueurs du centre de formation d’ Orléans ont été prété par d’ autres clubs, que les jeunes que Philippe Hervé a cité n’ ont pas 3 années de formation derrière eux et qu’ il y a un joueur de 2m10 (frustre) à Orléans qui ne joue pas beaucoup avec l’ équipe pro ce qui est une erreur pour moi.
Mais c’ est Philippe Hervé qui gère son équipe et quand il perd une finale c’ est la faute de l’ arbitrage. Il fait du Monschau !!!!!!
Merci pour cette interview. Je félicite les dirigeants d’Orléans d’avoir monté un projet sur le moyen voir long terme et de faire confiance à un coach qui joue le jeu à fond pour mener a bien ce projet. Pour ça, ils font plus ou moins fi des résultats (facile pour le moment vu que ces résultats sont meilleurs qu’espéré).
Concernant la formation, si on ne donne pas la chance aux jeunes de montrer qu’ils ont le niveau alors effectivement, on peut dire qu’ils ne l’ont pas vu qu’ils ont jamais rien montré …
Dans le même temps, on prends des américains sans CV et on leur donne des responsabilités. Des fois on a de bonnes surprises, des fois c’est pas ça. C’est dommage de faire le pari sur des étrangers plutot que sur des français. Tout ça parcequ’ils sont moins chers et … que leurs lacunes ne sont pas encore connues.
Dirigeants, coaches, arrêtez d’être frileux avec les jeunes de vos centres de formation. Donnez leur du temps de jeu et des responsabilités (limités au début, forcément). Au niveau de l’implication vous y serez forcément gagnant. Et puis un jeune qui sera à son premier contrat pro peut pas être plus cher qu’un américain. Je n’y crois pas.
Avantage d’avoir des français dans son équipe : ils vont plus s’impliquer (en moyenne, y a évidemment pleins d’exceptions) et il y aura de la continuité dans le jeu d’une année à l’autre. Du coup chaque joueur français développera ses réflexes de jeu collectifs, ces petits plus qui sont absolument nécessaires en Euroleague et dans les compet internationnales
« Mais c’ est Philippe Hervé qui gère son équipe et quand il perd une finale c’ est la faute de l’ arbitrage. Il fait du Monschau !!!!!! »
C’est pas Monschau qui favorise l’asvel dans son arbitrage. Un peu d’objectivité stp. Hervé avait raison.
Je jette peut être un pavé dans la mare :
quid de la sélection de jeunes joueurs uniquement sur des capacités athlétiques/physiques mais aucune technique, sens du placement, ou donc QI basket ?
Ok, la base au basket c’est d’être grand (voire fort & explosif), mais quand les coaches de jeunes prennent et privilégient des prospects qui sont certes des géants ou futurs géants mais qui ont des mains en cartons (bon, ça s’apprend et ça se développe, ok) mais surtout aucun sens du jeu, ben ça fout les boules.
Pareil en foot, on privilégie des sprinters à des mecs plus « fragiles » (d’apparence) mais qui ont un sens tactique plus développé.
Je ne sais pas si c’est uniquement un mal français ni même si je généralise pas un peu trop, à vous de me dire si je fais un mauvais constat.
N.B : j’ai l’impression que le sens du jeu, le placement, le jeu sans ballon, la vision globale des mouvements sur un terrain, on l’a ou on l’a pas. Me trompe-je ?
Il fait de la formation Herve? Quels joueurs il a révélé ? Pour moi Vaty, Curty et Moerman etaient deja des joueurs professionnelles avant de venir á Orleans . C’est facile de prendre les meilleures joueurs d’une géneration de les faire jouer et de se reclamer club formateur comme un temps Pau Orthez le faisait . Et Causseus et Hervé et il l’ai forme ou il l’est laisse pourrir , Luc Louves il lá noyé? POur moi le suel club formateur cést Cholet Beaubois , Do Colo Sepharin , Gelabalé qui les connaissait?
Dire que non jeunes sont mal formé cé st poussai le bouchon loin moi je em souviens des années 90 ou on en touchais pas une en equipe de jeunes maintenant otus les étés on ramasse des médailles ce qui veut dire que la formation francaise n’est pas si mal .
Il a quá prendre des vieux si les jeunes ils en touchent pas une ( voir le post de tortugeniale) Dirigeant frileux et americains en profusion la solution : des cotas
++++ oscarabine et bobby
ca fait plaisir je confirme , ceux ui detectent et donnent du temps de jeu a des jeunes ne voient absolument pas le potentiel et ne regardent que les qualites atlhetiques, les autres qualites celles qui vont faire qu un jeune va progresser ils nen ont rien a cirer, si en plus le jeune est collectif il a tout faut, il donne la balle et ne la revoie plus. c est celui qui baisse la tete et fonce qui qui a du temps de jeu. l autre en general il arrete le haut niveau et fait des etudes.
un exemple pourquoi un joueur comme de colo n a t il joue dans aucune equipe de jeunes de ledf ?
pourquoi en ile de france les freres parker ont ils ete dans les equipes de jeunes ? bon mauvais exemple eux c est pas sur leur physique.
Oscarabine a raison.
Mais Philippe Hervé qui attaque la formation alors qu’Orléans est la plus grosse arnaque à ce niveau là, c’est marrant.
Les partenariats entre les gros clubs et les clubs locaux, je trouve ça pas mal.
@And11 :
quand je dis il fait du Monschau c’ est : mon équipe perd c’ est la faute de l’ arbitrage et non c’ est la faute de mon coaching en bois.
Bref on ne va pas revenir sur la finale des as ça sert à rien.
@ Negrita
« Mais Philippe Hervé qui attaque la formation alors qu’Orléans est la plus grosse arnaque à ce niveau là, c’est marrant. »
Orléans est monté en Pro B en 2003 et en Pro A en 2006. Ce n’est donc pas un club installé durablement dans l’élite française. On ne peut donc pas attendre un centre de formation extrêmement productif. Celui-ci a été relancé en 2006 avec l’accession en Pro A. Ce n’est pas en 4 ans que la formation peut se mettre en place. Un bon centre de formation met entre 7 et 10 ans pour se développer : il ne faut pas oublier que la formation n’est pas que celle des jeunes, il y a aussi celle des encadrants, et à côté de ça la mise en place de structures adéquates.
C’est ce qu’Orléans est en train de développer depuis 4 ans. Laissons-leur encore 4-5 ans avant de juger de leur véritable niveau de formation