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Miami Heat : Fight for the right to party

8 octobre 2008 à 16:28 par Bouddha
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Miami en 1997

La NBA possède un règlement et David Stern la possibilité de le faire appliquer à sa guise. Les Knicks de New York, version 1996-97, l’ont appris à leurs dépens ; le Heat de Miami lui en est encore redevable.

Après une saison tonitruante soldée par un 61-21 (nouveau record de la franchise), Miami fait figure d’outsider numéro 1 pour emmerder les Bulls de Chicago qui survolent le basket depuis plus d’un an. Tim Hardaway joue sur un nuage (ce qui lui vaudra une place dans le cinq All NBA), Zo Mourning bien que blessé est sélectionné pour la 4ème fois de suite au match des étoiles, Isaac Austin remporte le titre de meilleure progression de l’année, le tandem PJ Brown – Kurt Thomas s’occupe parfaitement du sale boulot et les seconds couteaux que sont Majerle, Mashburn, Lenard et Danilovic mettent leur dizaine de points par match… quand ils sont présents sur le parquet. Bref un effectif de durs à cuire que fait intelligemment mijoter Pat Riley.

Les playoffs débutent et le Heat continue de verrouiller l’accès au panier : Orlando n’inscrit que 151 points sur les deux premiers matchs. Se voyant déjà qualifié, Miami relâche et Penny Hardaway se charge de leur rappeler que ce derby floridien est loin d’être terminé. Deux matchs à plus de 40 pts du natif de Memphis permettent au Magic d’égaliser et de forcer un game 5.

La demi-finale de conférence Est sent la poudre avant même le premier match.

Dans ce match décisif, Alonzo Mourning porte son équipe sur ses larges épaules pendant que Tim Hardaway construit une maison à coup de parpaings (5/20 aux tirs dont 1/7 à trois-points). Malgré un dernier gros match de Penny, Miami gagne la partie aux forceps et s’évite une énorme déception.

La demi-finale de conférence Est sent la poudre avant même le premier match. New York est une équipe d’expérience, bourrée de vices et revancharde envers son ancien coach. Miami possède le statut de new bad boys et souhaite le justifier. Grâce à un Patrick Ewing des grands soirs (24 pts, 16 rbs, 5 blks), les Knicks prennent d’entrée l’avantage du terrain. Le Heat a beau réagir sous l’impulsion de son duo d’All Star dans le match 2, l’équipe de Pat Riley est déjà sous pression avant d’aller à Big Apple. Pire, après deux matchs au Madison Square Garden, les voilà définitivement dos au mur car menés 3 victoires à 1 par des Knicks euphoriques.

Une bagarre et tout repart !!!, merci David

14 mai 1997, Miami Arena. Une chaleur de fou, une tension maximale et 16640 spectateurs gonflés à bloc pour croire à l’exploit. 35-34 pour Miami à la … mi-temps !!! Les défenses et la maladresse sont de sorties. Lenard et Majerle creusent l’écart dans le 3ème QT, et malgré un rush de John Starks, le Heat s’envole au score. A deux minutes de la fin, les Floridiens mènent de 17pts… autant dire que le match est plié mais il est loin d’être terminé.

Tim Hardaway est sur la ligne des lancers-francs, et lors de sa deuxième tentative, Charlie Ward décroche un uppercut à PJ Brown. L’ailier-fort du Heat l’attrape et lui fait faire un soleil. Pendant que PJ Brown se branche en mode David Douillet, le banc New-Yorkais fait l’erreur de sortir de sa zone. Ewing, Houston, Starks et Johnson viennent se mêler à la bagarre générale et vont le payer très cher.

Soucieux de faire respecter sa loi et de montrer l’exemple, David Stern prend les choses en main et les locataires du Madison Square Garden en subissent les conséquences. Les 4 joueurs sortis du banc ainsi que Charlie Ward sont suspendus pour le prochain match. Mais, étant donné que le règlement NBA oblige chaque équipe à aligner au moins 8 joueurs sur la feuille de match, la suspension est reportée sur 2 matchs. Ward, Houston et Ewing privés du match 6, Johnson et Starks absents d’un éventuel game 7.

Et Miami ne va pas rater sa chance…

Le trident Zo – Hardaway – Majerle se charge de l’affaire à Big Apple pour forcer un match couperet. Dans l’ultime match, c’est un Tim « Bug » de gala qui est sur le parquet : 38 pts à 12/20, 7 passes et 5 interceptions. Ses 6 ballons perdus sont oubliés au moment où le buzzer final retentit.

La bande à Riley est qualifiée, New York atomisé et abattu moralement. Pat Ewing déclare : « Ils m’ont volé, privé d’une énorme opportunité » … dommage que le centre des Knicks n’ait pas eu le réflexe d’écouter Buck Williams et ses injonctions de ne pas quitter le banc. Enfin, Ewing et la réflexion, c’est comme Miami et le fair-play ; ça fait pas bon ménage.

La NBA peut compter sur His Airness et ses collègues de l’Illinois pour rayer de la carte des Floridiens qui égratignent au fil des matchs l’image soft que prône Saint David pour son bébé. L’affaire est pliée en 5 matchs : Rodman victimise Zo Mourning et Chicago donne une leçon de défense aux Heat.

Miami remet ça...Force est de reconnaître que cette bagarre légendaire reste le fait majeur de ces tristes playoffs 1997 d’une conférence Est étouffée par le talent des joueurs de Phil Jackson. Le Heat de Miami repartira au combat l’année suivante et retrouvera son pire ennemi dès le 1er tour. Et comme à son habitude, Alonzo « stupid » Mourning fera des siennes : bagarre avec son ancien coéquipier Larry Johnson pendant que Jeff van Gundy le retient par les pieds. Une honte pour le basket qui aura des conséquences importantes, le pivot All Star étant absent pour un game 5 décisif perdu.

Comme quoi, il y a toujours le revers de la médaille ; même quand c’est David Stern qui détermine les règles du jeu.



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Miami Heat : Fight for the right to party

12 Comments

  1. Bougli a dit: Ouvert 8 octobre 2008

    Bon article, merci.
    En revanche je vois pas en quoi Stern a “trafiqué” le règlement.
    C’était clairement connu de tous que les joueurs du banc n’avaient pas le droit de se lever et de participer aux échauffourées.
    Donc il est normal que les gars de NY aient été suspendus !
    Quel est le pb avec Stern ?
    Le fait qu’il ait étalé la sanction sur 2 matchs pour avoir au moins 8 joueurs ? moi ça me parait judicieux, sinon c’était directement match gagné sur tapis vert.
    Non vraiment, je comprends pas le rapport pour Stern, merci de m’éclairer.

  2. pj a dit: Ouvert 8 octobre 2008

    Parce que dans de nombreux matchs, certains joueurs quittent leur banc et tout le monde s’en fout !
    Donc le réglement s’applique quand Sir David l’a décidé.

  3. TheQuick a dit: Ouvert 8 octobre 2008

    Très bon article Bouddha, ça me fait me replonger dans mon enfance, qu’est ce que j’étais love des Knicks à cette époque.

  4. Lonewolf a dit: Ouvert 8 octobre 2008

    c’est faux cque tu dis pj, dans quel match t’as vu ça? dès que tu quittes le banc pdt une bagarre t’es expulsé, y’a pas d’exception.

    Par contre Bouddah ça rapporte rien de positif à la qualité de ton article de manquer de respect aux joueurs (zo “stupid” morning ou “Ewing et la réflexion(…)ça fait pas bon ménage”), bien au contraire…

  5. Jo. a dit: Ouvert 8 octobre 2008

    Avec ce move, Stern avait plombé 2 matches des knicks au lieu d’un seul… j’étais trop dégoûté, je suis fan de NY et les branlées régulières assénées à leur victime préférée me soulageaient de la frustration causée par MJ & sa bande !
    Mais en toute bonne foi, Chicago était tellement injouable cette année que NY aurait pris le même tarif.

  6. agent13 a dit: Ouvert 8 octobre 2008

    “Ewing et la réflexion(…)ça fait pas bon ménage”

    HAHAHAHAHAHAHAHA

  7. Jipee a dit: Ouvert 8 octobre 2008

    Il taffe pas en tant qu’assistant coach à Orlando le Hall Of Famer ?
    +1 avec Lonewolf ça n’apporte rien au contenu du post

  8. luc a dit: Ouvert 9 octobre 2008

    Ici on casse tjrs Stern , juste pour se marrer car il est comme un père fouettard qui s’agite dès qu’il y a un débordement , c juste pour le fun . Mais en réalité il fait bien son taff.

  9. RILEY FOR PRESIDENT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  10. sorry luc,
    mais Stern c’est business et langue de bois !
    Point barre !
    Et par certaines de ses conneries, il tue le fun en NBA !

  11. veteran42 a dit: Ouvert 9 octobre 2008

    sur ce coup la c’est vrai que j’ai trouvé encore pire d’etendre la sancrtion sur deux matchs, mais que pouvait on faire d’autre? dire qu’il y avait amnistie car trop de mecs s’était levé?

  12. Stern is business

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