[Focus] L'Olympiacos surprend le Tau à Vitoria

13 mars 2009 à 19:16 par jibé
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Le Tau et l'Olympiacos se sont livrés une sacrée guerreLes Grecs du Pirée chipent la 1ère place du groupe E à Vitoria, à la faveur d’une belle victoire 88-80 à la Fernando Buesa Arena. Si l’on a eu droit à un match de haute volée, on a le sentiment que le spectacle a été quelque peu été gâché par la prestation à peine passable du trio arbitral. Pas de scandale, certes, mais beaucoup de coup de sifflets déroutants pour les joueurs des deux équipes. Et pas mal d’oublis. Seul bémol d’une belle soirée. Copie à revoir messieurs les Refs…

Vitoria entamait la rencontre sur le tempo qui lui convient, à savoir pied au plancher. Tiago Splitter nous offrait un « clinic » sur le jeu intérieur pour mettre sa team sur les bons rails (7-2). Bourousis et Vujcic lui répondaient, tandis que Yotam Halperin se chauffait doucement. En face, on n’avait pas trouvé la mire (Rakocevic n’y était apparemment pas) et l’Olympiacos en profitait pour filer. Vujcic, intenable, scorait 6 pts d’affilée pour porter l’avance à +6 (16-10). Halperin et Prigioni échangeaient les politesses de loin et le score gonflait. Après dix minutes, la bande de Giannakis était bien installée aux commandes.

C'était vraiment pas la soirée de Rakocevic

6 pts à 2/10 pour 3 d'éval, Igor pas content.

Papaloukas et Greer mettaient dès leur entrée la pression sur les extérieurs du Tau. Childress les imitait et Vitoria enchaînait les mauvais choix et lâchaient trop de ballons. Résultat, Le Pirée s’envole au score (37-25, 13ème min). Dusko Ivanovic fusillait arbitres et joueurs du regard. Heureusement, il était chargé à blanc et aucun mort ne serait à déplorer. Son temps-mort ne produisait pas l’effet escompté (à part les fesses qui tremblent pour les téléspectateurs) et Vasilopoulos, puis Vujcic aggravaient le score (+16). Ilievski, Teletovic puis Splitter enchaînaient enfin les actions positives mais les velléités du Tau étaient annihilées par un Halperin et un Pargo (deux nouveaux three) impeccables. A la pause, l’Olympiacos est toujours en démonstration et caracole en tête (51-37).

On ne sait pas vraiment ce qui a pu se passer dans les vestiaires du Tau pendant le « repos ». Hannibal Ivanovic a-t-il menacé ses joueurs en dévorant un ball-boy ? A-t-il dégusté le foie du gamin Ariel Eslava accompagné d’un verre de Chianti et de fèves au beurre ? A-t-il fait des fagots du frêle squelette de Tiago ? On ne le saura jamais. On sait juste que sa technique n’était pas la bonne puisqu’au retour sur le parquet, ses joueurs n’avaient toujours pas trouvé la solution pour freiner les Grecs. Papaloukas régalait et Childress y allait de son an’one. Heureusement pour le Tau, Sergi Vidal avait compris que pour rester en vie, mieux valait se remuer. Enchaînant 8 pts de rang, le capitaine réveillait la salle basque et ramenait les siens (58-49). Teletovic l’imitait et l’avance de l’Olympiacos fondait comme un glaçon sur les fesses de Ludivine Sagnier. Vujcic et Halperin jouaient alors les pompiers pour reprendre un avantage en double-digit. Teletovic et Vasilopoulos plantaient chacun de loin, alors que Will McDonald ramenait les Basques une nouvelle fois sous la barre des dix points d’un gros tomar au buzzer (70-62 après 30 min).

Il a beau friser les 20% de loin cette année, Papaloukas a sorti un trois-point assasin pour tuer le Tau

Il a beau friser les 20% de loin, Papaloukas a sorti un trois-point assassin.

Zoran Erceg remettait les choses en ordre pour les Reds en plantant à 3 pts dès l’entame de la dernière période mais Teletovic, puis Splitter scoraient de près. Papaloukas arrêtait une contre-attaque de Pete Mickael selon la tradition grecque, comprendre d’un coup de buffet furtif suivi d’un lever de bras signifiant « J’ai rien fait, c’est pas moi, je suis sur mes appuis, je défends sur les jambes« . Ben voyons… Toujours est-il que « Papa » se voyait sifflée une anti-sportive, méritée, ne serait-ce que pour l’ensemble de son œuvre. A tout seigneur, toute horreur… L’Olympiacos tremblait, mais Halperin rassurait une nouvelle fois son monde d’un rainbow shot salvateur. Mais Vitoria n’avait toujours pas abdiqué et Prigioni, Teletovic (d’une nouvelle bombe longue distance) et Vidal d’un lay-up renversé remettaient les compteurs à zéro, ou presque. Les quatre minutes qui restaient à jouer promettaient d’être chaudes, puisqu’un seul petit point séparait désormais les deux teams (75-74).

C’est le moment choisi par Papaloukas pour montrer qu’il est toujours l’un des plus gros winners du continent : Une charge provoquée sur Mickael (en fait un flopping évident mais non sifflé), un rebond défensif suivi d’une flèche à 3 pts et pour finir deux caviars consécutifs pour Bourousis. Outstanding !

Vasilopoulos finissait le boulot d’un killer three-pointer enchaîné avec deux bons gros gâteaux dans les gencives adverses.

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Les réactions :

Pannagiotis Giannakis (Coach, Le Pirée) :

« On a joué un super match, dans une grosse ambiance. On était bien préparé à ce challenge. On a connu des difficultés durant la 2ème période, mais on a réussi à rester calme. Ils essaient toujours de jouer vite mais nous avons réussi à les contenir. On atteint le niveau qu’on espérait  à ce moment de la compétition.« 

Hannibal Ivanovic (Coach, Vitoria) :

« On a pas trouvé la bonne façon de jouer cette rencontre décisive. On a manqué de patience et d’agressivité (…). On s’est amélioré en 2ème mais il était trop tard. On ne gagne pas les matches couperets en attaque, mais en défense. Avoir perdu aujourd’hui n’hypothèque pas nos chances. On peut encore rallier Berlin.« 

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Les taffeurs :

Côté Le Pirée :

Nikola Vujcic : 17 pts, 7 rbds,  2pds et 16 d’éval’. Oubliées les jambes en plastique de la saison dernière…
Théo Papaloukas : 7 pts, 5 rbds, 4 pds, 5 stls. Peut-être son meilleur match cette saison. Un joueur indispensable.
Yotam Halperin : 16 pts à 6/9, 4 rbds, 2 pds. Une capacité à tout (très) bien faire quand son équipe en a besoin.

Côté Vitoria :

Pete Mickael : 13 pts, 5 rbds, 4 stls et 22 d’éval’. Pierre Michel n’est pas le plus coté de l’effectif du Tau, pourtant il est souvent indispensable.
Tiago Splitter : 15 pts à 6/8, 6 rbds, 2 pds pour 19 d’éval ’. Après un superbe 1er quart, il a ensuite souffert face aux brontosaures grecs.

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C’était pas leur soirée :

Côté Le Pirée :

Lynn Greer : 3 pts à 1/5 et 4 bps pour -5 d’éval’. Mais le backcourt des Reds est pléthorique, ainsi sa contre-performance est presque passée inaperçue.

Côté Vitoria :

Will McDonald : 2 pts, 3 rbds, 1/4 aux shoots et 3 ftes en 10 min. En voilà un qui ferait bien d’arrêter d’aller manger chez son cousin Ronald.
Igor Rakocevic : 6 pts à 2/10 pour 3 d’éval’. Frustré par la défense grecque ainsi que par le sifflet bouché des arbitres, il est un peu sorti de son match.

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Les highlights



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