
La team italienne signe son retour au QUAI 54 après avoir échoué au premier tour de la précédente édition. Surnommée S.C.L. en référence à la Summer Coffee League*, la “Squadra Azzura du Streetball” est décidée à faire parler d’elle et prête à en découdre avec qui sera sur son chemin. Avec une équipe essentiellement composée de joueurs issus de seconde division professionnelle et de l’équivalent de la N1, la SCL revient donc avec une raquette plus chargée et de nouvelles armes. Entretien avec Matteo Bruni, coach et Manager de l’équipe.
Peux-tu nous expliquer comment tu as constitué ton équipe pour cette 2nde participation ?
Cette année, j’ai décidé de renforcer l’équipe qui viendra au QUAI 54. Certains joueurs reviennent ((Bruni G. Poltroneri, TEessitoriI, Meucciand SUSINI). Par contre, j’ai fait appel à un nouveau meneur, un sniper qui allume de partout (MarcanteI), deux intérieurs expérimentés (Toppino et De Angelis), et enfin un “all around player” qui devrait faire mal : Guido “Ross” Rosseli.
Quels sont les principaux changements ?
Comparé à l’an passé, on viendra plus expérimenté parce que certains seront déjà venus. L’an passé, on a joué contre Shest Hustlers, l’une des meilleures équipes du QUAI 54, donc on sait désormais comment gagner et à quoi ressemble le vrai Streetball. On espère avoir composé le meilleur groupe pour le meilleur résultat. Chaque match sera une bataille, et chaque action décisive. Je suis sûr qu’on a tiré une bonne leçon de 2009 et qu’on rendra le Streetball italien fier de nous.
Comment analyses-tu l’échec de l’an passé ?
L’an passé, c’était notre première expérience, nous étions comme des enfants à la rentrée scolaire. Participer à un tel tournoi pour la première fois, c’est beaucoup d’émotions et ça donne des frissons. Quand sur le week-end, tu joues devant 6000 personnes et que tu dois affronter des gros gars comme Jean Baptiste Adolphe a.k.a. “The Boss”, c’est énorme ! On a pris plus de 10 pts d’écart et ça a été dur de revenir et on y a laissé beaucoup d’énergie. Ca reste une expérience positive, mais j’aurais aimé voir ma team se battre encore plus.
Parles-nous du tournoi que tu as organise juste avant de venir au QUAI 54.
Nous organisons un très gros événement qui s’appelle Streetball Italia et qui se déroule à Pontedera, la ville d’où sont originaires les célèbres scooters Vespa. L’évènement comporte 3 tournois : un pour les moins de 13 ans, la league junior pour les moins de 20 ans et enfin la Summer Coffee League qui réunit la crème des basketteurs italiens. Cette année on a la chance de recevoir Kadour Ziani et Guy Dupuy qui vont illuminer le Dunk Contest de leur talent.

Est-ce que tes joueurs participent à la Summer Coffee League ?
Oui certains d’entre eux y ont participé. On entretient une relation très proche avec beaucoup de joueurs, ce qui nous aide non seulement pour composer les sélections officielles italiennes, mais aussi pour promouvoir le Streetball en impliquant de plus en plus de joueurs issus de tous les niveaux de compétitions.
On a le sentiment que le Streetball italien prend de l’ampleur chaque année. Comment expliques-tu ce phénomène ?
Avec l’énergie de plusieurs organisations composant le comité officiel de Streetball, on retrouve l’engouement des années 90 même s’il reste encore beaucoup de chemin pour atteindre nos buts. On s’entend super bien avec la plupart des organisateurs, groupes et animateurs du basket (as Amici Del campetto, Schiocchi Ballers) ce qui nous permet de montrer à toute l’Italie que le Streetball existe, qu’il est bon pour la promotion du basket et peut créer des opportunités. D’ailleurs, on envoie cette année une team au QUAI 54, au Reality Check en Allemagne ainsi qu’en Espagne en espérant à notre tour attirer des sélections étrangères chez nous. Les gens doivent comprendre qu’on peut se créer nos propres opportunités.
Comment comptes tu créer la surprise ?
Je pense que chacun doit jouer à 110 % et faire les efforts pour créer la surprise. On ne doit pas être distrait, ni faible. J’ai vu beaucoup d’équipes échouer au 1er tour à cause d’une mauvaise approche du jeu. Je pense que la phrase “Bring your game, not your Name’’ prend son sens. L’asphalte rendra son verdict en fonction de ton jeu, de ton désir profond de gagner et de ton amour pour le Game.
Qu’est-ce qui vous fait revenir cette année ? Et qu’est-ce que vous aimez dans le Q54 ?
C’est avec grande joie que l’on revient. Beaucoup d’histoires ont été publiées sur notre passage au Q54 en Italie et sur des sites web étrangers, ce qui a fait rêver beaucoup de joueurs en Italie. On est très heureux qu’Hammadoun Sidibé nous ait redonné l’opportunité de jouer dans ce bel événement. On aime l’atmosphère, l’engouement et la joie des gens, l’envie de s’éclater sur un week end ainsi que l’esprit de compétition. On voulait prendre part a cette fraternité entre Streetballers et contribuer en partageant notre passion pour aider le monde du Streetball à accroître sa notoriété.
Je pense que l’une des meilleures choses de ce tournoi c’est qu’il soit gratuit. On était stupéfaits de voir Ludacris, Usher chanter parmi les gens et voir des stars comme Benzema se sentir à la maison au milieu du public.
*La Summer Coffee League fait référence à un tournoi instauré par le Comité officiel de Streetball italien dont Matteo Bruni coach de la sélection italienne fait partie. L’idée était de faire revivre l’esprit d’un ancien tournoi qui date des années 70 dans la région de Pise en Tocagne : le “Tournoi des Bars”. A l’époque, chaque café/bar constituait sa propre équipe pour représenter ses couleurs lors du tournoi des Bars.

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je comprends plus si c’est que des pro c’set plus vraiment du street