
Alors que de nombreux joueurs NBA choisissaient cet été d’aller tenter l’aventure en Europe pour y engranger des minutes et des Euros, Alex Acker, lui, a choisi de faire le chemin inverse et de retrouver les Pistons, l’équipe qui l’avait drafté en toute fin de deuxième tour en 2005. Installé sur le vieux continent pendant deux saisons (Olympiacos, puis Barcelone), cet ancien pensionnaire de la fac de Pepperdine avait débuté très fort avec le club grec (14,3 pts, 5,6 rbds et 2,4 pds en 2006-07), avant de caler un peu l’an dernier dans le pléthorique effectif du Barça (6,7 pts, 1,7 rebonds et 1 passe en 30 matches). De retour sur les parquets NBA, il espère désormais passer au niveau supérieur, même si l’arrivée d’Allen Iverson risque de lui barrer encore plus le chemin. Affable et posé, c’est avec une grande gentillesse qu’il nous a accordé un peu de son temps après la défaite à domicile des Pistons face au Celtics, il y a dix jours de cela.
BASKET SESSION : Pourquoi avoir choisi Detroit pour ta première saison en NBA ?
Alex Acker : En fait, c’est eux qui m’avaient drafté en 2005, donc je connaissais déjà très bien le club et la ville. Je savais où je mettais les pieds en arrivant et de toute façon, ils avaient toujours les droits sur moi. C’était comme si je faisais partie de la franchise mais que je jouais à l’étranger en attendant de pouvoir revenir.
BASKET SESSION : Qu’est-ce qui t’a poussé à venir en NBA, alors que tu faisais une bonne carrière en Europe ?
AA : Revenir en NBA a toujours été mon but. A l’époque où j’ai été drafté, les Pistons avaient un coach qui n’avait vraiment pas compris quel était mon type de jeu et du coup je savais que je n’aurais aucune chance de jouer avec lui. Du coup, j’ai fait une saison en D-League, mais plutôt que d’y rester encore, j’ai préféré carrément traverser l’Atlantique pour jouer au plus haut niveau possible et continuer de progresser.
BASKET SESSION : Comment as-tu vécu ton passage en Europe ?
AA : J’adore l’Europe ! L’atmosphère est géniale et, à chaque match, c’est comme si c’était un gros rendez-vous. Les fans sont toujours à fond, ils ne s’asseyent pas une seconde, ils crient non stop. Surtout les fans de l’Olympiacos, je pense que ce sont les plus dingues d’Europe (rires). Ils supportent vraiment leur équipe là-bas.
BASKET SESSION : Quand tu es parti pour l’Europe, tu t’imaginais que ça se passerait comme ça ?
AA : Non, pas du tout ! Il a fallu que je m’habitue au bruit et au style de jeu, mais j’ai eu de très bons coéquipiers à l’Olympiacos qui m’ont aidé et qui m’ont appris les ficelles du métier. Ça a énormément facilité mon acclimatation.

Alex va devoir attendre les playoffs pour retrouver une ambiance aussi folle qu'à Tel Aviv.
BASKET SESSION : A quel point est-ce que cette expérience t’as fait évoluer dans ton jeu ?
AA : Au départ, quand je suis arrivé, je n’étais pas suffisamment agressif. Or, en Europe, tu es obligé d’être agressif si tu veux t’en sortir. Avec la ligne à 6,25 m, le terrain est plus resserré, il n’y a pas la règle des 3 secondes en défense et tu joues direct contre des adultes là-bas, donc il y a beaucoup de coups et le jeu est super physique quand tu sors tout juste de la fac. Ce qui leur manque en qualités athlétiques par rapport à la NBA, ils le compensent en jouant avec leurs têtes. Ça m’a forcé à penser et à réfléchir beaucoup plus sur le terrain et à ne pas simplement jouer à l’instinct.
BASKET SESSION : Tu dirais que le jeu est plus physique en Euroleague qu’en NBA ?
AA : Oui, c’est clair ! En fait, ça dépend vraiment des équipes que tu joues, mais toutes les teams du top level jouent un basket ultra agressif. Ça m’a appris à mieux attaquer le cercle et à me battre sur chaque ballon.
BASKET SESSION : Quand tu regardes jouer les équipes NBA, est-ce que tu vois une influence européenne chez certaines d’entre elles ?
AA : Toronto, sans aucun doute. Ils ont pas mal d’arrières qui ont joué en Europe. Pareil pour les Grizzlies, ils ont Marc Gasol entre autres. Ça commence même à être limite parce qu’aujourd’hui les GM’s regardent plus ce qui se passe de l’autre côté de l’océan que les joueurs universitaires.

En Europe, Alex a appris à utiliser autant sa tête que ses qualités athlétiques.
BASKET SESSION : Cet été, il y a pas mal de joueurs qui ont fait le voyage inverse du tien en choisissant l’Europe plutôt que la NBA, qu’est-ce que ça t’inspire ?
AA : Ouais, Josh Childress notamment a choisi Olympiacos. C’est devenu une opportunité pour les joueurs qui ne sont pas satisfaits de leur temps de jeu en NBA, de pouvoir jouer plus tout en gagnant un paquet d’argent, plutôt que d’aller en D-League. Ça peut être une bonne opération.
BASKET SESSION : Comment tu le vivrais si tu devais retourner jouer en Europe ?
AA : Ça dépendrait vraiment de l’équipe dans laquelle j’irais. Mais en tout cas, je pense que ce serait beaucoup plus simple à gérer que lorsque j’étais rookie, parce qu’à l’époque, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Je ne savais pas que les entraînements seraient aussi durs et qu’on s’entraînerait deux fois par jour, ce genre de choses. Donc je pense que ce serait bien plus facile cette fois, je n’aurais pas besoin de période d’adaptation cette fois.
BASKET SESSION : Tu suis ce qui se passe en Euroleague cette année ?
AA : Oh oui (grand sourire). J’ai vu que Barcelone était à 3-1, c’est cool, je suis à fond derrière eux ! Je reste en contact avec Jaka Lakovic, on s’envoie pas mal de mail et de SMS et j’essaie de voir le maximum de highlights et de résumés de matches, sur le net.
BASKET SESSION : Merci Alex (je lui tends un exemplaire du REVERSE #18 avec Nicolas Batum en couv’, et il bloque dessus).
AA : Oh, je me souviens de lui. Pour quelle équipe il jouait déjà ?
BASKET SESSION : Pour Le Mans.
AA : Au oui, c’est vrai, Le Mans. Cool, cool. Il a du talent, c’est clair, et puis il est encore super jeune.
BASKET SESSION : Tu penses qu’il peut réussir avec Portland ?
AA : Oui, je pense qu’il a toutes ses chances. En plus, ils lui donnent pas mal de temps de jeu, donc c’est parfait pour lui. Quand tu es jeune, tout ce dont tu as besoin pour progresser, c’est qu’ont te mette sur le terrain.



info qui n’a rien a voir mais Harrington devrait etre transféré aux knicks contre malik rose!
Sinon moi je pense qu’il a fait une erreur de revenir en NBA pke il ne joue pas du tout avec les pistons ce qui est dommage! mais bon qui sait la saison avancant…
ouais j’ai vu cette info aussi, encore un cas soc de plus a ny…
Eh voilà, un de plus qui montre à tout les anti-Europe que l’Europe a des qualités que la NBA n’aura jamais!
C’est sûr, un étudiant européen de 20 ans fera toujours plus de bruit qu’un américain de base qui va chercher son Macdo à la mi-temps et qui reste affalé dans son siège 3h durant ^^
Maintenant Acker c’est pas sûr du tout qu’il joue avec les Pistons, j’pense qu’il aurait du rester en Europe. Maintenant, si il avait le mal du pays ça se comprend. Toute façon au pire il reviendra en Europe l’an prochain
Sympa cette petite itw Théo… Il a l’air cool! c’est marrant, il retrouve à Detroit Will Bynum qui a un peu le même parcours.
bon ils ont changé l’info ca serait pour jamal crawford…comme ils ont mis ca sur nba.com en headline la c’est du concret. Je pense que c’est une betise…J’aime bien crawford mais bon c les knicks…lol
Ouais bon a la fin on en sait pas plus sur ses ambitons a Detroit ! L’interview s’est barré en interrogatoire Euroleague !!! Bref
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