A quelques jours du début du Mondial, Ian Mahinmi nous a accordé quelques instants pour faire le point sur sa préparation et celle des Bleus, ainsi que sur ses espoirs avec sa nouvelle équipe, Dallas, qu’il rejoint après avoir végété durant trois saisons entre San Antonio, la D-League et l’infirmerie.
Tu as finalement joué ce dernier match. Comment va ton doigt et comment ça s’est passé ?
Ca va beaucoup mieux. Avec le staff médical, on a pris la décision de strapper, de bien protéger les doigts, et d’essayer de me remettre un peu dans le rythme. C’était le dernier match de préparation avant le championnat du Monde, ça fait du bien de pouvoir reprendre et d’évoluer un peu contre le Brésil. J’avais quand même un bon strap, donc au début, au niveau des sensations, ce n’était pas évident, mais je m’y suis habitué assez rapidement.
As-tu eu peur de ne pas aller en Turquie ?
Forcément quand la blessure est arrivée, que le diagnostic est tombé, j’ai eu un petit peu peur du fait que c’est l’équipe de France, que c’est une sélection, que l’on est 14 pour 12 places. J’ai eu aussi un peu peur que mes employeurs, Dallas, me rappellent. Donc je suis content, on a bien discuté, ce n’était pas si grave que ça et tant mieux.
Quel bilan tires-tu de la prépa ?
Je pense qu’il n’y a pas trop d’inquiétude à avoir. On a fait un beau match contre l’Australie, le match aurait pu tourner des deux côtés, malheureusement ça a tourné du leur. Ce soir, les Brésiliens étaient très adroits, on a réalisé de bonnes choses. On a fait une bonne première mi-temps, on a lâché prise au troisième quart-temps, puis on court après le score. Il y a beaucoup de bonnes choses à retenir, et il n’y a pas trop, trop d’inquiétude. Il faut juste que l’on continue à développer notre jeu et on a quelques entraînements en Turquie pour ajuster certaines choses.
On ce concentre sur certains points du jeu, et on essaye de progresser. C’est important de continuer à progresser, tous les matches de préparations étaient là pour ça. On aime bien gagner, mais l’essentiel dans la préparation c’était vraiment de progresser. Je pense qu’on est bien là, même si on a encore beaucoup de choses à voir. Il faut que l’on joue notre carte à fond, il ne faut pas que l’on soit complexé du fait que l’on soit jeune. On peut jouer notre carte à fond, juste suivre le plan du coach, exécuter, pas trop se prendre la tête, jouer notre jeu.
Quels sont vos objectifs ?
On n’a pas d’objectifs chiffrés. Ce n’est pas parce que l’on joue l’Espagne, qu’il faut avoir peur, il faut jouer notre carte, notre jeunesse, être fougueux, agressif, monter en défense. Il faut prendre les matchs un par un, essayer de gagner tous les matches, et pas trop se projeter.
Pas trop d’appréhension à l’idée de jouer l’Espagne dès le début ?
Ca va être un match difficile, mais c’est un championnat du Monde et tous les matches sont difficiles, mais c’est important de bien débuter la compétition
Vous avez joué contre un adversaire de ce calibre durant cette préparation, Team USA. Comment tu as vécu ta première rencontre face à eux ?
Moi je pense qu’on a progressé quand même par rapport au Canada. On a montré qu’on pouvait réagir, surtout la première mi-temps, ça a été vraiment mieux. que contre le Canada. Après en seconde mi-temps, on a subi leur agression défensive, ils sont montés très haut et on a été gêné. En même temps, c’était bien que l’on puisse jouer contre une équipe comme celle-là en préparation pour voir un peu nos petits problèmes, nos petites lacunes contre la pression et pouvoir essayer de corriger tout ça ensuite.
Comment est-ce que tu t’es senti individuellement lors de ce match, notamment sur tes prises de position ?
Ah, ça a été… à ma position, j’aurai pu être un peu plus agressif en attaque, mais ça c’est bien passé. J’essaye d’être dans le collectif, j’essaye de progresser individuellement dans le collectif donc d’un point de vue individuel ça c’est bien passé pour moi.
Tu as signé à Dallas. Comment tu envisages la saison à venir ?
La saison à venir ben… Pour moi, c’est un nouveau challenge. J’ai été trois ans à San Antonio, il y a eu ma blessure. L’année dernière était un peu mitigée. Pour moi encore une fois, c’est un nouveau challenge. Et comme je dis à tout le monde je tourne une nouvelle page et j’écris un nouveau chapitre. Le coach, le GM, tout le monde m’aime bien là-bas, c’est donc une opportunité que je dois saisir.
Une fois ta destinations connue, est-ce que tu t’es préparé en conséquence cet été pour avoir un impact dès ton arrivée ?
Je me suis préparé individuellement avec mon coach à Dallas avant de venir en équipe de France. Mais, comme j’étais free-agent, tu ne peux pas t’entraîner avec une équipe précise. Il y a des périodes « off », il y a des délais pour pouvoir s’entraîner donc j’ai juste retrouvé l’équipe de France. Je n’ai donc pas fait un énorme travail individuel mais j’ai fait ce que j’avais à faire et puis voilà.
Dernière question : malgré cette dure préparation, quel souvenir gardes-tu du World Basketball Festival ?
Ah c’était très court pour nous, mais bien. Le lendemain de notre arrivée, on est parti au Rucker Park. On a fait un petit entraînement rapide et un concours de shoot avec les enfants. Ce sont des petits trucs qui sont vraiment sympas. Personnellement, je n’étais jamais allé au Rucker Park et ça fait vraiment plaisir d’aller voir de ses propres yeux à quoi ça ressemble, ce que c’est… et c’était intéressant. Je n’oublie pas la rencontre face aux USA au Madison Square Garden. C’est quand même quelque chose que tu peux graver dans tes souvenirs. Chaque gars dans le groupe, on gardera toujours ça en souvenirs. Ce n’est pas quelque chose que tu fais tous les étés donc… ce sont des points positifs et de bons souvenirs même si nous n’avons pas réussi à gagner. Je pense que jouer Team USA au Madison Square Garden c’est ce qu’on appelle un bon souvenir !
Propos recueillis par Undercova et BehindBasketball



« petits problèmes ». Bon bah tout va bien alors.
préparation stricte minimum… bof, j’ai pas l’impression qu’il soit bien bien motivé le grand !
@DoDO
Il a du muscle, de la longueur, mais l’electricité ne monte pas jusqu’en haut… Motivation, c’est un mot de quatre syllabes, c’est dur pour lui…
Ca parait inquiétant quand même quand tu lis les réactions des joueurs, tu as l’impression que tout va bien, qu’ils seront prêts le jour J…
Je suis le premier à dire qu’il en faut pas être trop dur avec cette équipe B, mais il faut aussi que eux en soit conscient… il faut pas se voir trop beau… on est une des petite nations de ce Mondial avec l’équipe actuelle !
Perdre en 8eme serait logique pour ce groupe (même si bien évidemment j’espère les voir aller le plus loin possible) !
Va valloir en vouloir plus car le coach Collet attend de l’agressivite de la défense du jeu et vise les quarts. (ptit joueur moi meme si je sais que l’on avait pas de chance de gagner je fissais la 1ere place, j’ai pas appris a vise bas)
La pertinence des réponses laissent encore à désirer et je reste dubitatif sur le célèbre : « jouer notre jeu ». Quel est-il exactement au final?
Si notre jeu c’est des gars (pour certains même « estampillés NBA ») qui s’émerveillent de jouer la team USA au Madison Square Garden, alors on a 10-15ans de retard et de quoi s’inquiéter…
Et pour finir je suis toujours perplexe sur ce jeu tout en retenue, limite cadnassé par la patte de M. Collet.
en même temps, les gars, vous vous attendiez à quoi ? Il ne va pas dire : « on est grave dans la merde, on va se planter, c’est fini, ils vont nous mettre cinquante points ! ». Son discours fait un peu langue de bois, mais les sportifs pros sont toujours persuadé qu’ils peuvent gagner n’importe quel match ! Donc son discours me semble normal, et on a plus de chance de faire un bon résultat en se convaincant qu’on en est capable plutôt qu’en disant qu’on ne vaut rien…
tout a fait d’accord avec toi Jah, mais il faut avouer qu’il ne semble pas croire à son discour. Les mecs viser les 1/4 (ok objectif peu glorieu) mais croyez y au minimum. On a vu des beaux trucs (pas nombreux mais ils étaient là)
Moi je suis très très inquiet pour l’EDF. Il y a vraiment beaucoup trop de déchets dans le jeu des Bleus. Plus de 20 balles perdues dans un championnat du monde c’est beaucoup trop. ça me choque. De plus il y a des joueurs qui ne sont pas au niveau FIBA dans ce groupe. Ian je pense qu’il doit encore beaucoup travaillé. Pour moi la grosse satisfaction c’est Ali Traoré, Edwin Jackson, Flo Pietrus (comme d’hab) et aussi Fabien Causeur.
Je vous invite à lire l’excellent article dans le quotidien « l’Equipe » sur ce mondial turc et l’absence de toutes ses stars.
C’est sur qu’il est tres positif dans sont discours et il a raison quand il dit qu’ils ont progresse dans la preparation. Mais en meme temps il dit que leur objectif c’est juste de prendre les matchs les uns apres les autres. Donc en traduisant il est optimiste sur le fait que la France arrivera a son meilleur niveau aux CDM, mais qu’ils ne s’attendent pas a aller tres loin. Finalement c’est plutot lucide, et pris dans ce sens la, je suis optimiste aussi.
Parce que ce mec sait écrire ?
S’il y a un article à lire aujourd’hui, c’est l’éditorial de BasketNews et certainement pas L’Epique