
Faire faute ou pas ? Même les joueurs s'y perdent parfois.
La dernière minute, les derniers instants, les ultimes moments, la fin quoi, en fait… C’est souvent là qu’on voit l’impact du coach. Ou pas. Dans la jungle du jargon technique, décryptons et simplifions aujourd’hui un concept connu de tous, mais pas forcément maîtrisé : faire faute ou pas ?
Débat éternel. On a tous des exemples, de la départementale à l’Euroleague, où on s’est dit “Là, moi, je demande de faire faute“. L’exemple récent du Mans à Tel-Aviv permet de se poser la question, et d’étudier ici ce merveilleux aspect du jeu, qui grille les neurones des coaches et les met parfois dans un état proche de l’arrêt cardiaque. Zeljko Obradovic est une exception notable, car il est toujours dans cet état. En quelques secondes, on passe du génie à l’abruti et vice-versa. Quels sont donc les paramètres à prendre en compte, dans la gestion de fin de partie, avant toute autre chose ?
- Le temps restant : sauf dans des situations très précises, couper une contre attaque par exemple, on ne fait pas faute n’importe quand en fin de match. Une faute à 2 secondes de la fin, quand on mène d’un point, si elle donne des lancers, c’est une mauvaise faute. Si, si, je vous jure ! D’ailleurs si vous jouez au Pana, Lord Zeljko vous a d’ores et déjà brisé le banc sur le crâne. Vous êtes mort, recommencez l’aventure.
- Le nombre de temps-mort restant: selon qu’il en reste 1, 2 ou pas du tout, on ne se comportera pas de la même façon. Sachant qu’avec la remise en jeu ligne médiane, on n’a pas 50 jokers. C-Webb semblait ne pas connaître cette règle lors de sa dernière défaite en finale contre UNC, et Eric Montross est donc devenu champion NCAA.
- Le nombre de fautes “à donner”: combien de fautes reste-t-il à l’équipe avant de donner des lancers à cause du bonus des 5 fautes d’équipe. A quoi va servir la faute ? Arrêter le chrono, casser le rythme, ou encore ne donner que 2 LF plutôt que de risquer d’encaisser un tir à 3. Pour savoir comment et quand faire faute, regardez des matches de Pau de fin 90, début 2000: entre les Gadou Bros et Fauthoux, c’est du grand art.
- Sur qui, idéalement, faire faute si l’on défend, ou sur qui faire rentrer la balle si l’on attaque. Demandez aux Grecs, ils n’ont pas fait faute sur 3D pour rien!

"Quand je te dis 'Fais pas faute, abruti !', c'est quoi le mot que tu ne comprends pas ?"
Prenez donc ces quatre ingrédients, agitez, mixez et servez chaud. Dans quel ordre, tout va dépendre du cuisinier maintenant : Il y a deux philosophies différentes pour aborder la question. D’un côté ceux qui sont prêts à défendre la balle, quitte à mourir comme ça. De l’autre ceux qui veulent absolument gérer la dernière possession. Pour tous : un calvaire.
Beaucoup de paramètres donc, qui, si en plus on tient compte du caractère unique que représente le déroulement d’une rencontre, rend quasi impossible une systématisation des choix. Le coach, pour “sécuriser” ses troupes, peut déjà travailler sur les fins de possessions, sur les fins de périodes également, avec le chrono, de manière très classique à l’entraînement. Apprendre à ses joueurs, notamment chez les jeunes, comment gérer un chrono peut éviter à une pauvre bouteille de se retrouver dans une tribune. Mais avec tout la bonne volonté que l’on peut y mettre, rien ne remplacera la bonne vieille poussée d’adrénaline qui compliquera tout.

Brian Chase a-t-il vraiment respecté les consignes de son coach ?
Prenons l’exemple du Mans il y a deux semaines. Sur la possession où Brown arrache la prolongation, alors que sauf erreur les Manceaux sont à +2, faire faute, ou du moins réussir à le faire, aurait mis Mister Brown sur la ligne. La probabilité qu’il mette les deux LF est élevée, mais au moins, le coach et l’équipe se donnent bonne conscience. Vu la dynamique, finalement, la prolongation est sans doute bonne à prendre, tant le match aurait pu être couché plus tôt. En résumé : Faire faute ? oui… Mais en y arrivant !
La prolongation : 35 secondes à jouer, et égalité. Le temps restant laisse penser qu’en jouant “normalement”, Tel-Aviv avait au moins une possession derrière. Quel intérêt de l’option prise par Chase, à savoir jouer long ? Difficile à dire quand on n’est pas sur le terrain, ou encore présent au time-out de coach Jackson. Jouer long, donc à la limite des 24 secondes, ça veut dire prendre un gros pari risqué sur la réussite du tir. A égalité, avec le métier des joueurs d’en face, c’est comme demander si le jeu de Chris Dudley (il fallait parler de lui, même sans aucun rapport avec le sujet) était sexy. Chase prend donc l’option du jeu long, le tir est raté, et la suite, on la connait. Vu l’énervement de JDJ, on peut se demander si ses consignes n’allaient pas vers un scénario plus cohérent de jeu court plus faute tout de suite pour avoir la dernière balle en main. On ne le saura jamais…
Un cas parmi tant d’autres. Tout ça pour dire que même avec des joueurs qui taffent, le dilemme est énorme pour le coach. Surtout quand on a pas MJ dans sa team, capable de crosser sévèrement Bryon Russel pour allez chercher une bague. La décision doit se faire en anticipant ce qui peut très bien ne pas arriver. C’est en ce détail même, se préparer à ce qui peut ne pas arriver, que réside tout le concept de performance sportive. Mais là, on s’éloigne du thème.
Alors, on fait faute, ou pas ? Coach …? Coach… ?
Nos témoignages d’utilisateurs :
“Ça marche avec une équipe de Ligue 1 ? Je vais essayer très vite” Paul L.G., Paris
“Les Grecs utilisent bien ces différents points en ½ finale d’un euro” Claude B., Pau










je pense qu’il y a juste 2,3 situations récurrentes et que le coach sait déjà quoi faire quand elles arrivent, après il y a des choix comme à l’extérieur en saison régulière si on perd de 2 points souvent on tente un gros 3 points au lieu de tenter la prolongation.
excellent
après la pire des solutions c’est de choisir de voir la faute et de la faire soft! franchement si on décide de faire faute faut la fire franchement, que le mec est ABSOLUMENT AUCUNE chance de faire un 2+1, et meme si il a juste 2 lancers que sont bras le chatouille au moment de shooter
La méthode Laimbeer… ^^
“si on décide de faire faute faut la fire franchement, que le mec est ABSOLUMENT AUCUNE chance de faire un 2+1″
Et comme ça tu prends une anti-sportive, et merci coach vétéran42 !
mais le veteran, tous les sujets te sorte par les trou de nez toi, l”homme qui a dis que iverson étais moins fort que laurent sciara
Pas forcément… Tout dépend d’où et comment faire faute. Y’a que les équipes Françaises d’EL pour se faire avoir :-s
Dans la formation du joueur, c’est quelque chose qui s’apprend. Dans la culture Grecque ou ex-Yougo, ce sont des principes à part entière: savoir quand faire faute…
Il y a erreur, au moment ou brown met son shoot le MSb est à +3… d’ou “l’obligation” de faire faute et d’envoyer le maccabi sur la ligne… ils en mettent 1 ou 2, on gère la possession suivante et là, ouais on peut dire que le msb aurait fait tout ce qu’il a pu… mais ce ne fût pas le cas.
totalement hors-contexte mais je le dis quand même, c’est bien fait les légendes en dessous des photos.
justement and 11, faut savoir la limite, gerer le carriole en d’autre terme
Le dimanche, les arbitres à petit niveau ont pour consigne de limiter les prolongations pour ne pas perturber les différents championnats du week-end, donc c’est super chez les pros, mais quand un gamin vient faire faute sur moi a 10 seconde de la fin en m’arrachant les deux bras sur la montée de balle c’est lancers plus possession…
Mouais,sauf que les nouvelles consignes sont plutot strictes avec ce genre de faute.en mode amateur,je m’entends, une faute que l’on peut qualifier de faite pour couper le chrono est dorenavant,systematiquement sifflé anti-sportive,décision de la Fédé.Il en va de meme pour les contre attaques coupées et les fautes dites par derriere ( ça y est je vous vois venir les gars….les salaces!!!!) egalement sur contre attaques ou on peut dire que le defenseur est en position de dernier…defenseur et ne fait pas l’effort de passer devant le contre attaquant.bref,maintenant,ben faut apprendre a courir….vite et etre capable de faire des fautes anti sportives qui sont on ne peut plus sportives sachant que,vet42,meme la limite de la faute dite legere mais ayant pour but d’envoyer sur la ligne de LF afin de couper le chrono se paye cash!donc on court vite et….on defend…..
sinon,pour les fins de matchs,la plaquette elle peut aussi servir a tarter le joueur qui n’a pas respecté les consignes….non Bobby Knight lui il te colle son poing,pas besoin de plaquette
Petite rectification à cette article: Le MSB menait de 3pts, avant de se prendre un Three sur la tête qui envoie les 2 teams en prolongation!Donc je ne vois pas d’autre choix que faire une faute pour 2 lancer dans cette situation, surtout quand on se laisse bloquer dans un écran… et qu’on laisse 2 secondes à un mec comme Brown pour shooter!!! Sympa d’essayer de défendre JD, mais la dessus…
cette situation est très complexe, deplus en 1 mn la décision la plus cohérente doit être prise; ayant vu le match, seul le résultat donne tors ou raison au coach , comme souvent, faire faute c’est amener le joueur sur la ligne effectivement en prenant le risque de la prolongation moindre mal, mais c’est prendre le risque d’un rebond offensif et d’un panier primer sur le rebond , par contre on est un peu dubitatif lorsqu’on voit au ralenti la défense du joueur du mans!!!!!mais facile dans un canapé de porter un jugement
Pour avoir vu cette fameuse fin de match Tel Aviv-MSB,cet article aideraît bien certains joueurs…
au oui y’a faute