Ray Allen rejoint le Heat de Miami !
Fin du suspens autour de l’avenir de Ray Allen : il quitte Boston pour rejoindre le Heat de Miami.
Heat got game. Au terme d’une véritable saga autour de son avenir, c’est le Heat de Miami qui est finalement parvenu à s’attirer les faveurs de Ray Allen. Le Jesus du film de Spike Lee a décidé de quitter les Celtics pour rejoindre le champion NBA en titre.
Alors qu’on le pensait encore indécis, partagé entre l’idée de rester à Boston et celle de tenter un ultime défi sportif au Heat, aux Wolves, aux Grizzlies, voire aux Clippers, les choses se sont tout à coup accélerées cette nuit. C’est d’abord un tweet un brin énigmatique du propriétaire du club floridien Micky Arison qui a mis tout le monde en alerte :
« Il est 2:30am ici à Londres et je viens d’être réveillé par une très bonne nouvelle. Bienvenue dans la famille #20.”
Puis très vite après ce message, Jim Tanner, l’agent de Ray Ray, mettait définitivement fin au suspens en confirmant à Sport Illustrated que le numéro 20 des C’s avait dit oui à Miami. On apprendra un peu plus tard qu’Arison, le proprio du Heat actuellement à Londres, avait été réveillé par un coup de fil de Pat Riley qui lui annonçait qu’Allen venait d’accepter l’offre du Heat. Précisons que le contrat ne sera pas signé avant mercredi, pour cause de moratoire de la ligue.
Après 5 années passées dans le Massachussetts et un titre de champion glané en 2008, Allen met donc terme avec ce départ pour South Beach à la belle aventure du Big Three qu’il composait avec Paul Pierce et Kevin Garnett depuis 2007. Alors que les Celtics proposaient au 5è choix de la Draft 1996 une extension de contrat de 2 ans pour 12 millions de dollars, Ray Allen a préféré rejoindre le Heat malgré une offre financière moindre : 3,09 millions de dollars la saison prochaine, avec une possibilité d’extension de deux autres saisons pour 9,5 millions au total.
RAY RAY VOIT ROUGE
De nombreux facteurs permettent de comprendre ce choix qui pourrait paraître surprenant à première vue.
D’abord, Miami est le champion en titre et compte bien faire un back-to-back. La team est beaucoup moins vieillissante que celle de Boston et devrait encore être renforcée (Camby ? Lewis ?), le joueur de 37 ans optimise donc ses chances de remporter une autre bague avant de prendre sa retraite, plutôt que de vouloir signer un dernier « gros » contrat.
Ensuite, le staff du Heat, mais aussi ses joueurs vedettes, LeBron James et Dwyane Wade en tête, ont su montrer au meilleur shooter longue distance de l’histoire de la ligue à quel point ils désiraient sa venue et combien ils respectaient son talent hors norme :
«#HeatNation, merci d’accueillir notre nouveau coéquipier #Ray Allen #Wow #JesusShuttlesworth» a ainsi très vite réagi LBJ
« La HeatNation continue à grandir. » a renchéri D-Wade
Enfin, la confiance avec l’encadrement des C’s s’était détériorée depuis la tentative de trade avec Memphis en février, et sa relation personnelle avec Rajon Rondo s’était elle-aussi fortement dégradée ces derniers temps.
LOS CUATRO AMIGOS ?
Le recrutement d’un shooter était clairement une priorité pour le Heat, car le dos en compote de Mike Miller pourrait grandement compromettre sa présence dans le roster, au moins pour la première partie de saison. En engageant un shooter de la classe d’Allen, 14,5 points de moyenne la saison passée et 20 points en carrière, Pat « Gomina » Riley réalise un coup double, à la fois médiatique et tactique.
C’est un gros coup médiatique car celui qui fut 10 fois All-Star renforce encore un peu plus le côté « galactique » de la team des Tres Amigos. Le déjà très gâté service marketing du Heat doit se frotter les mains, avec l’arrivée d’une quatrième star dans la franchise, la vente de billets et de produits dérivés devrait battre tous les records la saison prochaine.
Et c’est évidemment un gros coup tactique car Ray Ray est attendu dans un rôle de back up « Deluxe » de Wade, mais aussi dans un rôle d’arrière shooter aux côtés de Flash quand Mario Chalmers sera sur le banc. Après la bonne opération réalisée l’an dernier en récupérant Shane Battier, dont le rôle a été déterminant dans la conquête du titre, Miami se dote d’une nouvelle arme de poids, proposant une variété impressionnante d’options offensives extérieures. Le jeu sans ballon d’Allen et ses coupes incessantes pour se libérer devraient ravir le « nouveau » LeBron, l’adepte des extrapasses, celui qui aime se placer au poste et ressortir le cuir sur un joueur démarqué derrière l’arc.
Lorsqu’ils ont rejoint Wade en 2010, LeBron James et Chris Bosh avaient cité le Big Three de Boston comme l’exemple dont ils voulaient s’inspirer, en s’attachant les services du désormais ex-Celtic Ray Allen, les Tres Amigos deviendront-ils Cuatro ?
En d’autres termes, le Heat accouchera-t-il d’un Big Four à chaleur tournante ?