Noah « J’ai envie de m’entraîner avec Hakeem Olajuwon »
Joakim revient avec nous sur son expérience en bleu et ses projets futurs.
Si vous avez jeté un coup d’œil à la couverture du numéro 33 de REVERSE qui vient tout juste de sortir, vous savez déjà que nous avons eu l’occasion de nous poser avec Joakim Noah à son retour de l’Euro.
Ce qui est bien avec Jooks, c’est que les sujets ne manquent pas. Entre l’équipe de France, les Bulls et sa personnalité hors norme, nous étions arrivés avec une liste de questions plus foisonnante que sa coiffure, et nous avions bien fait !
Tranquillement posé dans la chambre d’hôtel que Le Coq Sportif, son équipementier, avait réservée pour l’occasion, Joakim s’est montré aussi volubile que réfléchit et notre séance d’interview a rapidement tourné à la discussion débridée, à tel point qu’il nous a été impossible, par la suite, de faire rentrer l’intégralité de notre entretien dans les pages de notre magazine.
Du coup, histoire de vous donner un avant goût de ce dont nous avons pu parler avec lui mais également de vous permettre de lire les passages que nous avons dû couper avant l’impression, voici quelques passages de notre entretien exclusif avec lui, dont certains totalement inédits.

"Si on garde cette envie, cette mentalité et cette faim on aura une meilleure chance de faire quelque chose de mieux."
REVERSE : C’était ton premier Euro. Est-ce que ce n’était pas trop dur de devoir appréhender autant de choses « sur le tas » ?
Joakim Noah : C’est sûr que ce n’était pas facile. Rien n’a été facile et je trouve toujours ça bizarre d’entendre quelqu’un dire « Ça c’est un match facile ». Non ! Ce n’est jamais facile. Regarde la Lettonie. On entendait « L’équipe de France va les massacrer », mais ce n’est pas comme ça que ça marche. Les matches, il faut aller les chercher, tous ! Si on garde cette envie, cette mentalité et cette faim on aura une meilleure chance de faire quelque chose de mieux.
REVERSE : Sur le jeu en lui-même, il y a des choses qui t’ont surpris ?
JN : Je trouve que le jeu est plus compact et tout est beaucoup plus renfermé. C’est pour ça que le jeu européen se joue à ce point sur des détails. Tout doit être beaucoup plus précis. Je crois aussi que c’est ça notre force en équipe de France. On n’a pas passé beaucoup de temps sur le travail de défense ou d’attaque, ce sont des aspects qu’on va pouvoir explorer à fond quand on aura une vraie préparation tous au complet et on sera encore plus fort.
REVERSE : Et en ce qui concerne les joueurs, il y en a que tu as découverts ?
JN : (Tout de suite) Teodosic ! J’ai vraiment kiffé ce joueur. Je ne le connaissais pas trop, mais quel passeur… J’ai vraiment aimé la façon dont jouait la Serbie. Leurs systèmes de jeu… Rien que Nenad Krstic, quand tu le vois en NBA et là, ce n’est pas du tout le même joueur. J’adore leur jeu.
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