Miami ne manque pas de jeu au poste
Zo Mourning explique que le Heat n’a pas besoin de se lancer à tout prix dans la quête d’un big man d’exception.
C’est en usant du small ball que le Heat a accompli sa destinée la saison passée, sans un pivot dominant à la Shaquille O’Neal comme en 2006. Malgré cette particularité, et les commentaires passés de certains analystes sur l’absence préjudiciable d’un joueur de talent au poste, Miami s’est montré particulièrement redoutable dans la raquette, avec des joueurs y évoluant parfois contre-nature, mais avec réussite.
S’il a un temps semblé se tourner vers des joueurs pouvant amener un plus dans ce secteur comme Darko Milicic, Chris Andersen, Josh Harrellson ou Andray Blatche, Pat Riley paraît prêt à s’accomoder de cette caractéristique. Chercher à tout prix à ramener un intérieur ne paraît pas essentiel à Alonzo Mourning, qui s’est expliqué à ce sujet dans le Sun Sentinel.
« C’est un luxe aujourd’hui d’avoir un pivot suffisamment grand avec une présence au contre et une domination intérieure. Il n’y a pas tant de big men qui ont ce type d’impact dans la ligue. Quatre ou cinq tout au plus. Quand on n’a pas cela, il suffit de chercher d’autres moyens d’attaquer le cercle. Des gars plus petits peuvent avoir cet impact. Le Heat peut le faire avec des joueurs comme LeBron James, Dwyane Wade ou Chris Bosh ».
« Zo » se souvient évidemment que l’un des joueurs les plus efficaces au poste de son équipe du Heat à la fin des années 90 n’était pas un pivot, mais bien Tim Hardaway…