Le nouveau CBA, c’est quoi ?
Voici, dans le détail, ce sur quoi les joueurs et proprios sont tombés d’accord.
La NBA n’est pas encore complètement revenue mais on doute que les votes des propriétaires et celui des joueurs remettent en cause l’accord de principe trouvé sur un nouveau CBA.
Ce nouveau « Collective Bargaining Agreement » a vu ses grandes lignes révélées tout au long d’un document de 8 pages que Sports Illustrated a pu se procurer.
Une fois signé, il sera valable pour 10 ans mais avec la possibilité, pour les propriétaires comme pour les joueurs, de le dénoncer et d’en sortir après 6 ans (donc en 2017). En voici donc la présentation.
Partage du BRI (Basketball Related Income)
Comme indiqué depuis quelques semaines, les deux camps étaient d’accord sur un partage 50/50 des revenus de la Ligue (les joueurs en touchaient 57% lors du précédent CBA).
Puisque le chiffre des revenus totaux n’est réellement disponible qu’à la fin de l’année fiscale, des ajustements sont aussi couverts dans cet accord. Si les revenus sont ainsi supérieurs aux prévisions, les joueurs toucheront alors 60,5% de l’excédent et ce sera le même pourcentage du déficit qui sera déduit de leur part dans le cas où le BRI serait inférieur aux prévisions. Dans tous les cas, les joueurs toucheront au minimum 49% et au maximum 51% du BRI.
La seule exception à cette règle sera cette saison puisque les joueurs y toucheront 51,5% tout en récupérant 66/82èmes (proportion de games joués par rapport à une saison complète) de leur salaire prévu.
Le fond « Escrow »
Ce fonds a surement été l’un des nœuds du problème lors des dernières réunions, de par la complexité qu’il représente et des vices cachés présents
Ce sera donc bien 10% du salaire des joueurs qui sera prélevé à la source pour alimenter ce fonds destiné à assurer le partage du BRI (50/50) qui a été décidé.
Si les 10% prélevés ne représentent pas assez pour assurer aux propriétaires leur 50%, alors ces derniers s’approprieront le 1% du BRI qui va normalement directement dans la caisse-retraite des joueurs.
Une fois ces problèmes financiers réglés, passons à l’aspect basket, proprement dit.