Et Andrew Bynum dans tout ça ?
L’ancien pivot des Lakers peut-il devenir le franchise player des Sixers et les mener vers les sommets ?
Alors que tout le monde s’est précipité pour analyser l’impact de l’arrivée de Dwight Howard sur le jeu des Lakers et son impact à venir dans la Ligue, il ne faudrait pas oublier celui que D12 vient remplacer en Californie. C’est désormais à Philadelphie qu’Andrew Bynum va devoir relever un challenge de taille: prouver qu’il peut être bon en dehors du contexte californien, et démontrer qu’il est assez mature et solide pour être le centre d’attention d’une équipe en devenir.
L’an dernier, le natif de Plainsboro (New Jersey) s’était fait remarquer grâce à quelques errements (tirs à 3 pts incongrus, attitude nonchalante, etc…) et semble contraint de progresser sur le plan comportemental pour franchir un cap. Une progression que Charles Barkley, qui a passé huit ans à Philadelphie, ne manquera pas d’observer attentivement.
« Cette arrivée de Bynum va être intéressante à suivre. Il va devoir devenir le franchise player de cette équipe. C’est un rôle différent à endosser dans un autre état d’esprit. Jusque-là, il a souvent montré pas mal d’immaturité, mais deux questions se posent. Va-t-il s’engager sur le long terme ? Et si oui, comment va-t-il évoluer dans cette optique ? »
« Je trouve en tout cas courageux de la part des Sixers d’avoir essayé de changer leur équipe. Ils n’y arrivaient pas dans la structure qui était en place ».
Bynum, qui n’a pas encore 25 ans, vient renforcer des Sixers qui, s’ils ont perdu Andre Iguodala, leur joueur emblématique depuis le départ d’Allen Iverson, ont a priori recruté plutôt malin avec Jason Richardson et Nick Young notamment, en plus de paris du style Kwame Brown et Dorell Wright. Ajoutez-y les prometteurs Jrue Holiday et Evan Turner, et le cocktail a de quoi être savoureux.
Lorsqu’on y réfléchit bien, celui qui a « skippé » la fac pour aller directement en NBA en 2005, est le premier vrai poste 5 de métier de Philly depuis pas mal de temps. Une donnée qui ravit Doug Collins, le coach de la franchise de Pennsylvanie.
« Andrew est peut-être le meilleur pivot poste-bas en NBA. Voilà deux ans, mon frontcourt était composé d’Elton Brand (parti à Dallas, ndlr) et de Thaddeus Young. C’était trop petit. Aujourd’hui, nous sommes plus athlétiques, mieux au périmètre et nous avons des shooteurs ».
« Miami est toujours la référence à l’Est, mais je pense qu’on peut évoluer d’égal à égal avec la plupart des autres équipes ».
L’ambition semble de retour au Wells Fargo Center, avec la venue de celui qui tournait à 18.7 pts et 11.8 rbds de moyenne l’an dernier. Mais l’intéressé ne s’est pas encore exprimé sur la possibilité de s’engager sur le long terme. En cas de saison décevante, Andrew Bynum aura la possibilité de déjà aller voir ailleurs…