Cleveland encore humilié par Boston à domicile
Après avoir égalisé à 2-2 dimanche soir, les Celtics avaient pour objectif de prendre un autre match dans l’Ohio, condition sine que non à une qualification en finale de conférence. Ils en avaient la possibilité cette nuit lors du Game 5 et ne l’ont pas laissé passée. 120-88, score final, une véritable déroute pour la…

Après avoir égalisé à 2-2 dimanche soir, les Celtics avaient pour objectif de prendre un autre match dans l’Ohio, condition sine que non à une qualification en finale de conférence. Ils en avaient la possibilité cette nuit lors du Game 5 et ne l’ont pas laissé passée. 120-88, score final, une véritable déroute pour la bande à James qui encaisse la plus grosse défaite de l’histoire de la franchise à domicile en Playoffs.
Lors du premier quart temps, les deux équipes sont tendues, proposant un basket brouillon, sans créativité. L’équipe qui perdra ce soir sera au pied du mur, c’est clair et cela semble être dans tous les esprits au moment d’aborder le match. Au bout de 12 minutes de jeu, les Cavs sont timidement devant, 23-20. D’entrée de deuxième quart, ils créent le premier écart du match (29-21, 14e). Il n’en fallait pas plus pour réveiller une équipe de Boston alors plus joueuse. En 5’30 et sous l’impulsion d’un Paul Pierce plus conforme à ses standards que depuis le début de la série (21 pts, 11 rbds, 7 pds), les Celtics passent un 16-0. Ils ne lâcheront plus jamais les commandes (37-29, 20e).

Ray Allen réussit un match de toute beauté avec 25 points et 6/9 à trois-points.
Le seul espoir de Cleveland intervient quelques minutes plus tard, suite à un shoot longue distance de Mo Williams (9 pt, 5 pds) au cours duquel est sifflé une faute à Glen Davis (15 pts, 4 rbds), convertie sur la ligne par Varejao (5pts, 8 rbds). Une action à 5 points qui ramène les Cavs à deux longueurs (42-40, 22e). D’autant que cette faute, peu évidente, est la 3e sifflée contre le « Big Baby » alors que Perkins (10 pts, 7 rbds) en a commis 3 lui aussi et le Sheed 4. Encore et toujours des problèmes de fautes pour les verts. Des problèmes qui coutent cher en fin de rencontre lors d’un match serré.
Fort heureusement pour les joueurs de Doc Rivers, de match serré il n’y aura pas. Ray Allen (25 pts, 6/9 de loin, 4 pds) permet aux siens de rentrer au vestiaire avec 6 points d’avance (50-44), avant de refroidir la salle au retour sur le parquet en enquillant deux shoots primés consécutifs (56-44, 26e). Il scorera 9 points dans ce quart temps. L’autre Monsieur de ce début de seconde période, c’est Rajon Rondo. Muet à la pause, il prend les choses en mains et accélère le tempo. L’impact est direct. 12 points en autant de minutes (16 pts, 7 pds au final). La facilité dont il se joue de Mo Williams est déconcertante. Alors que Cleveland est à la dérive (62-46, 30e), James (15 pts à 3/14, 6 rbds, 7 pds) tente de prendre le jeu à son compte, sans succès. A ce moment du match, il rate son 7e shoot pour autant de tentatives. Résultat, à l’entame de la dernière ligne droite, Boston voit se dessiner une victoire (80-63).

LeBron réalise un des pires matches de sa carrière avec seulement 3 shoots réussis sur 14...
L’avance est confortable mais les sautes de concentrations des visiteurs également. Doc Rivers les exhorte dont de continuer à produire du jeu. Aussitôt dit, aussitôt fait. A 5 minutes du terme, l’écart atteint son maximum depuis le début de la série en faveur des Celtics. +25 (100-75), la messe est dite. C’est pourtant à ce moment qu’il prend à Mike Brown l’idée de tenter un « Hack a Perk ». Pour tenter de le faire sortir de ses gonds et le faire expulser du match du fait d’une seconde technique surement plus que par espoir de gagner. La méthode, peu fair play, surtout à cet instant est un fiasco et Boston continue, ironie du sort, son « cavalier » seul. Le match a perdu de son intensité et de son intérêt, les seconds couteaux sont sur le terrain et la fin de l’histoire est anecdotique.
« J’ai raté beaucoup de shoots que je rentre d’habitude, » déclarait LeBron James visiblement abasourdi par cette défaite. « Ca ne m’arrive pas souvent donc quand ca arrive c’est une grosse surprise.«
« On est dos au mur. On a déjà gagné chez eux, on doit maintenant le refaire. »
Au final, Garnett (18 pts, 6 rbds) et ses coéquipiers s’imposent (120-88) sur le plus gros écart du match et s’offrent la possibilité de conclure dès jeudi au Garden, ce qui permettrait à Orlando de ne pas trop s’ennuyer après son deuxième sweep consécutif…
« Voilà ce que nous sommes, » déclarait Rivers. « Nous n’avons pas besoin que quelqu’un fasse le héros. Nous avons besoin de jouer en équipe. Nous sommes bons quand nous jouons en équipe.«
« Nous n’avons encore rien fait. Nous avons gagné 3 matches mais il faut qu’on en gagne 4.«