Batum : « McMillan veut que je sois le meilleur défenseur extérieur de NBA »
Après les playoffs dont je vous ai parlé dans mon post précédent, j’ai eu les exit meetings avec Nate McMillan et Kevin Pritchard, où ils m’ont dit que je pouvais aller au Championnat du Monde. Ils m’ont dit aussi que Webster était très remonté pour l’année prochaine. Nate McMillan m’a fait : « Je viens…

Après les playoffs dont je vous ai parlé dans mon post précédent, j’ai eu les exit meetings avec Nate McMillan et Kevin Pritchard, où ils m’ont dit que je pouvais aller au Championnat du Monde. Ils m’ont dit aussi que Webster était très remonté pour l’année prochaine. Nate McMillan m’a fait : « Je viens de voir Martell, il veut reprendre sa place l’année prochaine, maintenant c’est à toi de la garder. » Il m’a dit qu’en tout cas j’avais dépassé ses espérances encore une fois cette année. Il m’a fait « chaque fois, tu as fait plus que j’espérais, donc l’année prochaine, à toi de faire encore mieux. » Donc, il met la barre haute, mais c’est comme ça qu’on progresse !
Cet été, il veut que je bosse mon tir et mon jeu en post-up. En fait, les meneurs stars comme Nash et Paul défendent souvent sur moi, car j’étais pas censé à leurs yeux être un attaquant, et il m’a dit « l’année prochaine, on ne laissera pas passer ça. Dès qu’il y en aura un sur toi, on postera direct. » Il veut me transformer de plus en plus comme Tayshaun Prince petit à petit. D’ailleurs, si on enlève Greg Oden qui n’a pas joué beaucoup de matches, je suis 4ème meilleur marqueur de l’équipe cette année. Et donc l’année prochaine, il m’a dit qu’il y aurait quelques systèmes pour moi, et que dès qu’il y aurait un petit sur moi, on le jouerait en post-up, parce que je vais le travailler cet été. Et sur le shoot, je vais devoir bosser sur le tir en sortie de dribble et en sortie d’écran.
A l’exit meeting, il m’a dit qu’il voulait aussi que je sois dans la meilleure équipe défensif l’année prochaine, dans le top 5 de la NBA. Il veut que je sois le meilleur défenseur extérieur de la ligue, tout en étant un joueur dangereux en attaque. Il m’a dit qu’il n’y en avait pas beaucoup qui était capable d’être dangereux des deux côtés du terrain, mais qu’il fallait que je le sois. Il m’a fait « toutes les équipes qui sont championnes NBA en ont un, donc si tu devient ce joueur, on est champion. » :)
Après les exit meetings, je suis allé direct à Los Angeles voir mon chirurgien. J’y étais avec Pritchard, on a fait pas mal de tests et c’était bon. En fait, ils m’ont dit « tu te reposes tout le mois de mai, tu ne fais rien. Tu ne touches pas un ballon, tu ne cours pas. »
Je suis resté un petit week-end là-bas. J’ai été à Disneyland et c’était pourri par rapport à la France : Marne-le-Vallée, c’est plus fort que Los Angeles ! En fait, il n’est pas moderne, ce sont les mêmes attractions depuis les années 90s et ça se voit. Après, je suis rentré en France, j’ai vu la coupe de France. C’était vraiment bien pour Orléans, enfin ! C’est bien qu’ils aient eu un titre : s’il y a un club qui en mérite un sur les trois dernières années, c’est bien eux.
Ensuite, je suis parti en vacances, à Phuket en Thaïlande, c’était mortel. J’étais à la plage, j’ai visité, des temples notamment. J’ai aussi fait du canoë en pleine mer. Bon, pas d’inquiétude pour mon épaule, c’était des vacances, donc je ne ramais pas ! J’ai été sur la plage où ils ont fait Koh Lanta 1. Je me demande comment ils ont fait pour survivre tout seul sur cette île, c’est quand même une belle performance, parce qu’il y a vraiment rien de rien…
Après, sur le retour, comme il y avait une escale à Dubaï, je suis resté trois jours là-bas, autant rester visiter. Franchement, Dubaï, c’est frais ! Ils ont 15 ans d’avance sur tout le monde. J’ai été à Atlantis, c’est n’importe quoi ! C’est un hôtel avec un parc aquatique, avec un toboggan de malade. Il est tellement pentu que quand t’es en haut tu vois pas ce qu’il y a en bas. On est sur une grosse bouée dans un toboggan-tunnel qui traverse une sorte de bassin où il y a des requins. N’importe quoi ! J’ai aussi pu nager avec des dauphins. C’était cainri.
Mais le truc qui m’a le plus impressionné le plus, c’est le Burj Al Arab, l’hôtel 7 étoiles. Je n’ai pas dormi là-bas, qu’on soit bien d’accord, parce qu’à 3000 euros la nuit minimum… 3000 euros pour dormir dans un lit, c’est abusé… Par contre, c’est vrai que c’est super beau à l’intérieur. Je suis juste aller déjeuner là-bas, parce que tu ne peux pas rentrer dedans si tu ne fais rien.
Le soir, j’ai mangé avec Makan Dioumassi. Je l’avais rencontré à l’aéroport à Paris, puisqu’à l’aller il y avait déjà une escale à Dubaï. Il a un business là-bas, il y est installé depuis deux ans. Le dernier soir, j’ai donc mangé avec lui, c’était sympa, on a surtout parlé de l’équipe de France et de l’après-basket. C’était intéressant parce que c’est vrai que Makan réussit bien dans sa reconversion. Je n’ai que 21 ans mais j’y pense quand même, donc c’était bien de parler avec lui. On a aussi parlé de l’équipe de France. Il m’a expliqué comment ça s’est passé en 2000 aux J.O., il m’a aussi parlé de l’échec en 2003, de son expérience. Il m’a expliqué qu’en gros s’il y a des problèmes internes, ça peut foutre en l’air une équipe. Mais je vous rassure, je ne pense pas qu’il y aura de problèmes avec l’équipe qu’on a là.
Ensuite, je suis rentré en France. Je me suis reposé principalement. J’ai fait quelques émissions, j’ai aussi enregistré une vidéo pour la campagne Born HIV Free du Fonds Mondial de Lutte contre le Sida, dont Carla Bruni est l’ambassadrice. Quand mes agents m’ont demandé si je voulais bien la faire, je n’ai évidemment pas hésité. Je l’ai fait avec Jean-Michel Mipoka, qui vient de signer à Roanne, on avait un texte à lire, pour sensibiliser sur le fait que l’on peut éviter la transmission du virus VIH de la mère à l’enfant et pour que ce traitement soit accessible à toutes les mères d’ici 2015.
Donc je compte sur vous pour aller sur le site de la campagne, sur l’onglet « agir » et signer la pétition.
Sinon, je suis également passé à Roland-Garros, où j’ai notamment pu voir les demi-finales. Pour la demie de Nadal, j’étais à côté de Grand Corps Malade. Je ne le connaissais pas, il est vraiment super gentil, c’est un grand fan de basket. Il a joué en N2 et N3 avant d’avoir son accident. Donc on a beaucoup parlé, basket et musique. Il m’expliquait comment ça se passait les tournées, etc… J’étais content de voir Nadal gagner. L’an dernier, j’étais pour Federer, mais là, comme il s’est fait sortir, j’étais pour Nadal, parce que c’est quand même fort ce qu’il fait !
Le week-end, je suis parti à Trévise pour l’adidas Eurocamp, dont je vous parlerai la prochaine fois.